
Yasser Abbas, fils aîné du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a été élu membre du comité central du Fatah à l’issue du 8e congrès général du mouvement, selon des résultats préliminaires publiés dimanche.
Le scrutin s’est déroulé simultanément à Ramallah, Gaza, Le Caire et Beyrouth.
Marouane Barghouti arrive en tête du scrutin
Selon les résultats préliminaires, Marouane Barghouti, figure emblématique du Fatah détenue par Israël depuis 2002, a conservé son siège au sein du comité central tout en obtenant le plus grand nombre de voix.
Plusieurs figures historiques du mouvement ont également été reconduites, parmi lesquelles le vice-président de l’Autorité palestinienne et de l’Organisation de libération de la Palestine Hussein Al-Cheikh, le vice-président du Fatah Mahmoud Al-Aloul, l’ancien secrétaire général Jibril Rajoub ainsi que l’ex-chef du renseignement Taoufik al-Tiraoui.
Parmi les nouveaux élus figurent également le chef des services de renseignement palestiniens Majed Faraj ainsi que Zakaria Zubeidi, ancien dirigeant des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa dans le camp de réfugiés de Jénine.
Zakaria Zubeidi avait été libéré l’an dernier dans le cadre d’un échange de prisonniers entre Israël et le mouvement de résistance palestinien Hamas.
Une restructuration sous pression internationale
Le congrès a également permis l’élection de deux femmes au comité central, dont la gouverneure de Ramallah qui y fait son entrée pour la première fois.
Au total, 59 candidats étaient en compétition pour 18 sièges au comité central, tandis que 450 candidats se disputaient les 80 sièges du Conseil révolutionnaire du Fatah.
Les travaux du congrès, ouverts jeudi, ont également été marqués par la réélection de Mahmoud Abbas à la tête du mouvement. Âgé de 90 ans, il dirige le Fatah, l’Autorité palestinienne et l’OLP depuis plus de vingt ans.
Lors du sommet arabe extraordinaire du Caire en mars dernier, Mahmoud Abbas s’était engagé à restructurer les institutions palestiniennes et à renouveler les structures dirigeantes du Fatah et de l’OLP.
Elles s’inscrivent également dans les discussions internationales autour de l’avenir de Gaza après la guerre, alors que le président américain Donald Trump défend un plan visant à confier à terme l’administration de l’enclave palestinienne à une Autorité palestinienne réorganisée.
De son côté, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a affirmé à plusieurs reprises que ni l’Autorité palestinienne ni le Fatah ne devraient jouer de rôle dans la gouvernance future de Gaza.










