
Le favori conservateur soutenu par les États-Unis, Nasry "Tito" Asfura, a entamé mardi son mandat présidentiel, à l’issue d’une crise politique ayant remis en cause la validité de sa victoire électorale ainsi que le soutien du président américain Donald Trump.
Au siège du Congrès national, le dirigeant âgé de 67 ans a ouvert son mandat 2026-2030 devant un public restreint de partisans. Il a prêté serment devant le président du Congrès, Tomás Zambrano, qui lui a remis l’écharpe présidentielle.
"Une famille divisée n’avance pas"
Le discours a principalement porté sur les priorités du nouveau chef de l’État, notamment la sécurité, la protection sociale et l’éducation. Il a notamment souligné que dix millions de manuels scolaires avaient déjà été imprimés pour les élèves de première année.
La crise électorale ayant précédé l’investiture a profondément divisé le pays entre les partisans d’Asfura et ceux qui estiment que le processus a été menacé et manipulé.
Le parti au pouvoir, Libre, est allé jusqu’à rejeter les résultats du scrutin, dénonçant ouvertement une fraude électorale, refusant de reconnaître la victoire d’Asfura et condamnant le soutien de Donald Trump, qualifié d’ingérence.
Avant son investiture, Asfura avait déjà esquissé les grandes lignes de son action diplomatique en effectuant des visites aux États-Unis, où il a rencontré de hauts responsables, dont le secrétaire d’État Marco Rubio, ainsi qu’en Israël, où il s’est entretenu avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Asfura accède à la présidence dans un climat de forte polarisation politique et a promis de placer la sécurité et l’économie au cœur de son action gouvernementale.











