Irak: Nouri al-Maliki veut des relations équilibrées avec les puissances régionales et mondiales

La rédaction avec
16:181/02/2026, Pazar
MAJ: 1/02/2026, Pazar
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(ARCHIVES) L'ancien Premier ministre irakien Nouri al-Maliki quitte un bureau de vote à Bagdad après avoir voté le 11 novembre 2025 lors des élections législatives irakiennes.
Crédit Photo : AHMAD AL-RUBAYE / AFP
(ARCHIVES) L'ancien Premier ministre irakien Nouri al-Maliki quitte un bureau de vote à Bagdad après avoir voté le 11 novembre 2025 lors des élections législatives irakiennes.

L’ancien Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a déclaré vouloir établir des relations "politiques, économiques et sécuritaires équilibrées" avec tous les pays de la région et les grandes puissances, tout en soulignant le respect de la souveraineté nationale et du choix démocratique, a rapporté samedi l’agence de presse irakienne INA.

S’exprimant devant des journalistes, Al-Maliki a affirmé que la vie politique et démocratique de l’Irak s’était construite
"après une naissance violente et de grands sacrifices",
ce qui a permis la consolidation des valeurs démocratiques et le transfert pacifique du pouvoir aux niveaux fédéral et provincial.
Les élections successives ont montré que les Irakiens et les institutions de l’État ont adopté la démocratie, la liberté et le partenariat politique, a-t-il déclaré.
"Nous n’abandonnerons pas cet acquis et nous ne transigerons pas sur le droit du peuple irakien de choisir ses dirigeants",
a-t-il ajouté.

Al-Maliki a insisté sur le respect de la décision nationale souveraine de l’Irak, affirmant que le pays attend des autres États qu’ils respectent cette décision, comme il respecte leur volonté dans la gestion de leurs propres affaires.

Il a précisé que la formation du gouvernement irakien et le choix de ses dirigeants relèvent exclusivement de la souveraineté nationale. L’Irak, a-t-il dit, aspire à établir des relations politiques, économiques et sécuritaires équilibrées avec les pays de la région et les grandes puissances, sur la base du partenariat et d’intérêts communs, sans ingérence extérieure.

Al-Maliki a souligné que le respect du processus démocratique irakien et du droit du peuple à choisir son système politique et ses dirigeants à travers les institutions constitutionnelles demeure un principe fondamental, ajoutant que l’Irak
"n’y renoncera pas".

Le 24 janvier 2026, le Cadre de coordination irakien, une coalition parlementaire chiite majoritaire, a désigné Nouri al-Maliki comme candidat au poste de Premier ministre. La nomination officielle d’Al-Maliki dépend désormais de l’approbation du Parlement irakien et de la signature du président de la République.

Plus tôt cette semaine, le président américain Donald Trump a appelé l’Irak à ne pas nommer al-Maliki Premier ministre.
Ce dernier a rejeté cet appel, le qualifiant d’
"ingérence flagrante"
dans les affaires intérieures de l’Irak, et a réaffirmé sa candidature.
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