Corée du Sud: deux généraux limogés après la loi martiale

15:0530/01/2026, Cuma
AA
Séoul sanctionne des officiers accusés d’avoir infiltré le Parlement lors de la crise politique de décembre 2024.
Crédit Photo : X /
Séoul sanctionne des officiers accusés d’avoir infiltré le Parlement lors de la crise politique de décembre 2024.

La Corée du Sud a limogé deux généraux de l’armée accusés d’avoir infiltré l’Assemblée nationale et tenté d’arrêter des responsables politiques lors de la brève imposition de la loi martiale en décembre 2024

Le ministère de la Défense a pris des mesures disciplinaires contre le général de brigade Lee Sang-hyun, ancien commandant de la 1re brigade des forces spéciales, soupçonné d’avoir dirigé des troupes vers le Parlement afin d’empêcher les députés de voter contre le décret de loi martiale.

Le contre-amiral Kim Dae-woo, ancien chef des enquêtes du commandement du contre-espionnage de la Défense, a également été révoqué pour avoir envoyé une équipe chargée d’arrêter des responsables politiques durant la tentative d’imposition de la loi martiale.


Lee et Kim sont actuellement jugés pour leur rôle présumé dans cet épisode. Dans un communiqué, le ministère a indiqué avoir imposé des sanctions disciplinaires
"sévères"
à deux officiers de rang général, sans donner davantage de détails sur la nature des peines.

Ces révocations constituent une nouvelle étape dans l’effort plus large de l’armée visant à établir les responsabilités des personnels impliqués dans la tentative de loi martiale.


Le mois dernier, l’armée avait déjà limogé un général de brigade et rétrogradé un autre officier pour leur implication dans l’incident. Plus tôt l’an dernier, au moins quatre hauts commandants militaires avaient également été écartés en lien avec la loi martiale imposée sous l’ancien président Yoon Suk Yeol.


Six officiers militaires sont actuellement jugés devant le tribunal du district central de Séoul.


L’ex-président Yoon a été condamné plus tôt ce mois-ci à cinq ans de prison pour avoir entravé les enquêteurs lors d’une tentative d’arrestation l’an dernier, notamment en ordonnant au service de sécurité présidentielle de bloquer l’exécution d’un mandat de détention à la résidence officielle.

Cette décision judiciaire constitue la première condamnation parmi huit affaires dans lesquelles Yoon est jugé, dont des accusations selon lesquelles il aurait mené une insurrection à travers sa déclaration de loi martiale en décembre 2024.


À lire également:




#army general dismiss
#South Korea
#South Korea martial law
#Corée du Sud loi martiale
#généraux limogés Séoul
#crise politique 2024
#Yoon Suk Yeol procès
#armée sud-coréenne
#Parlement Corée du Sud