
Les autorités sanitaires françaises ont assuré mercredi de l'absence de circulation communautaire du virus Hanta sur le territoire national, tout en garantissant la solidité des stocks de masques chirurgicaux, a indiqué la ministre de la Santé devant le Parlement.
Situation sanitaire et absence de circulation
Selon les déclarations de la ministre de la Santé Stéphanie Rist devant les députés, aucune transmission communautaire du virus n'a été détectée à ce jour sur le territoire français.
Tous les cas identifiés correspondent à des situations isolées, prises en charge à l'hôpital sans risque de propagation généralisée, a-t-elle précisé. La responsable sanitaire a également souligné qu'il n'existait aucune raison justifiant le port généralisé du masque en raison de ce risque spécifique.
Cas contacts sous surveillance médicale
Vingt-deux personnes identifiées comme cas contacts ont été hospitalisées ou font l'objet d'une prise en charge hospitalière active, réparties entre plusieurs établissements de santé, notamment à Paris, Rennes et Marseille.
Parmi ces patients, une femme demeure en réanimation à l'hôpital Bichat dans un état jugé grave, tandis que les autres personnes suivies présentent pour l'instant aucun symptôme mais restent placées en quarantaine renforcée.
Protocoles hospitaliers et capacité de réanimation
Les établissements concernés ont activé des dispositifs stricts d'isolement et équipé leurs personnels soignants de protections renforcées. L'hôpital Bichat utilise notamment des chambres à pression négative pour limiter tout risque de transmission aéroportée.
Par ailleurs, la ministre a indiqué qu'aucune alerte n'était à signaler concernant les capacités en réanimation, le système hospitalier étant parfaitement en mesure d'absorber la situation actuelle.
Stocks stratégiques et coordination européenne
De plus, Matignon a assuré que les réserves stratégiques de masques chirurgicaux permettaient de couvrir les besoins sur une période minimale de trois mois en cas de vague épidémique, sans compter les stocks additionnels détenus par les hôpitaux et le secteur privé.
La production nationale, estimée à plusieurs milliards d'unités annuelles, constitue également un facteur de sécurité supplémentaire. En outre, une réunion des ministres de la Santé de l'Union européenne doit se tenir dans l'après-midi afin d'harmoniser les stratégies de surveillance et de prévention entre États membres, selon l'agenda communautaire.











