Cette évolution intervient dans un contexte de surpopulation carcérale chronique, que les autorités attribuent à une augmentation continue des incarcérations.
La France a enregistré une augmentation de près de 70% des expulsions de détenus étrangers entre 2024 et 2026, dans le cadre d’une politique visant à désengorger des prisons en situation de saturation, selon des données du ministère de la Justice.
D’après une note interne du ministère, consultée ce mercredi par le média français Europe 1, la part des détenus étrangers a légèrement reculé sur un an, alors même que la population carcérale globale poursuit sa progression. Au 1er avril 2026, les établissements pénitentiaires français comptaient 88 419 détenus, un niveau qualifié de
par les professionnels du secteur.
Cette évolution intervient dans un contexte de surpopulation carcérale chronique, que les autorités attribuent à une augmentation continue des incarcérations.
Selon les chiffres communiqués, les expulsions de détenus étrangers ont progressé de près de 70% depuis 2024. Cette dynamique est notamment liée à une série de mesures mises en place depuis un an par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, qui a fait de l’éloignement des détenus étrangers un axe central de sa politique pénale.
Renforcement de la coopération avec plusieurs pays partenaires
Parmi ces dispositifs figure la libération conditionnelle suivie d’expulsion (LC-expulsion), permettant la libération anticipée de détenus étrangers en vue de leur renvoi vers leur pays d’origine.
En 2025, 1 500 personnes ont bénéficié de ce dispositif, contre 1 153 en 2024, soit une hausse de 44%, avec une nouvelle progression attendue en 2026.
Les autorités judiciaires ont également mis en place une cellule nationale de coordination afin d’accélérer les procédures et de réduire les blocages administratifs et diplomatiques.
Sur le terrain, ces mesures se traduisent par des expulsions plus rapides, parfois groupées, ainsi que par un renforcement de la coopération avec plusieurs pays partenaires, notamment la Roumanie et le Portugal.
Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, s’est félicité de ces résultats, estimant qu’ils contribuent à la lutte contre
"le fléau de la surpopulation carcérale"
.
"Grâce à l’action déterminée et quotidienne, nous avons ainsi augmenté de 70% le nombre de détenus étrangers expulsés. C’est inédit"
, a-t-il déclaré sur le réseau social X.
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