
L'influenceur panafricaniste Kemi Seba, visé par un mandat d'arrêt au Bénin qui l'accuse d'avoir soutenu la tentative de coup d'Etat de décembre, a été arrêté en Afrique du Sud où il fait l'objet d'une "procédure d'extradition en cours", a annoncé la police locale jeudi.
A la tête de l'ONG baptisée "Urgences panafricanistes" et connu pour ses diatribes radicales contre la France et les pouvoirs africains alliés de Paris, il a été arrêté lundi, en compagnie d'un fils, pour des "faits présumés de facilitation d'entrée illégale au Zimbabwe via le fleuve Limpopo", selon le communiqué de la police sud-africaine.
Né franco-béninois, il a été déchu de sa nationalité française en 2024 et soutient les régimes militaires issus de coups d'Etat au Sahel, hostiles à Paris et proches de la Russie. La junte nigérienne lui a octroyé un passeport diplomatique.
Au Bénin, des militaires mutins étaient apparus à la télévision le 7 décembre, annonçant avoir renversé le président Patrice Talon. En réalité, celui-ci, défendu par l'armée béninoise, n'avait jamais été arrêté et le putsch a été déjoué dans la journée avec l'appui des alliés nigérians et français.
Opposant
Un an plus tôt, plusieurs médias avaient publié les Wagner Leaks, issus d'un piratage de documents internes au groupe paramilitaire Wagner, qui indiquaient que son fondateur Evgueni Prigojine, depuis décédé, avait financé et guidé certaines actions de Kemi Seba en Afrique entre 2018 et 2019.
Patrice Talon ne pouvant se représenter après deux mandats, son ministre des Finances Romuald Wadagni, candidat de la majorité a été élu sur un score écrasant de 94% lors de l'élection présidentielle de dimanche.












