
Des étudiants mobilisés contre la loi Yadan ont organisé des sit-in simultanés à la Sorbonne, Sciences Po et Paris-Saclay. La police est intervenue pour évacuer les manifestants, suscitant des accusations de violences et de répression. Tandis que les directions universitaires dénoncent des “militants radicaux”, les étudiants alertent sur une loi qu’ils jugent dangereuse pour la liberté d’expression et le soutien à la Palestine. Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes sur les campus français autour des questions liées à Israël et à la liberté académique.
La mobilisation étudiante contre la loi Yadan a franchi un nouveau cap en France. Des sit-in ont été organisés simultanément à la Sorbonne, à Sciences Po et à Paris-Saclay, réunissant plusieurs centaines d’étudiants.
Selon plusieurs sources concordantes, les forces de l’ordre sont intervenues pour évacuer les campus. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des étudiants traînés au sol lors des opérations.
Les manifestations se sont globalement déroulées dans le calme avant l’intervention des autorités, selon des témoignages recueillis sur place.
Une loi au cœur d’une polémique majeure
Le texte introduit également un nouveau délit d’appel à la destruction d’un État, passible de lourdes sanctions pénales.
Mais pour ses détracteurs, cette proposition de loi va bien au-delà. De nombreux étudiants et organisations dénoncent une tentative de restreindre la liberté d’expression, en assimilant certaines critiques d’Israël à des infractions pénales.
Les universités françaises sous tension
Ce nouvel épisode s’inscrit dans une série de mobilisations étudiantes en France autour de la question palestinienne, déjà marquées par des interventions policières ces dernières années.
Les campus universitaires deviennent ainsi des lieux centraux du débat politique et sociétal, où s’affrontent visions opposées de la liberté d’expression, du droit à la critique et des limites du discours politique.
À quelques jours de l’examen du texte à l’Assemblée nationale, la contestation étudiante pourrait encore s’intensifier.









