Algérie : British Petroleum (BP) revient dans le pays six ans après l’avoir quitté

La rédaction avec
12:3315/04/2026, Çarşamba
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Après plus de 30 ans de présence sur le marché algérien, BP, avait décidé de quitter l’Algérie, une décision annoncée en juin 2021.
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Après plus de 30 ans de présence sur le marché algérien, BP, avait décidé de quitter l’Algérie, une décision annoncée en juin 2021.

La compagnie britannique des hydrocarbures, British Petroleum (BP), revient en Algérie, six ans après l’avoir quitté en vendant ses activités à l’italien ENI.

Elle vient d’obtenir une autorisation de prospection en Algérie, dans le bassin de l’Est, auprès de l’Agence nationale algérienne pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT).

"Dans le cadre de sa stratégie visant à renforcer l’attractivité du domaine minier national et à promouvoir de nouvelles opportunités d’exploration, ALNAFT annonce l’octroi d’une autorisation de prospection à BP, acteur majeur de l’industrie énergétique mondiale"
, a expliqué l’'Agence dans son communiqué.
Selon la même source, ce retour de BP constitue
"un signal fort de la confiance renouvelée des compagnies internationales dans le potentiel du domaine minier algérien ainsi que dans le cadre de partenariat promu par l’agence".
Rappelant que le domaine minier algérien, qui s’étend sur plus de 1,7 million de km2,
"offrait de vastes zones à fort potentiel, dans un contexte marqué par l'évolution rapide des technologies d'exploration"
, ALNAFT a souligné qu’elle impulsait ainsi
"une nouvelle dynamique fondée sur l’innovation et l’intégration de technologies avancées, afin d’améliorer la connaissance du sous-sol et d'ouvrir de nouvelles perspectives pour la valorisation des ressources hydrocarbures"
.

Revirement stratégique de BP

Cette autorisation accordée à BP, ajoute l’agence,
"s’inscrit dans cette dynamique et cible le bassin de l’Est, avec l’ambition de mobiliser des technologies de pointe dans les opérations de prospection afin d’approfondir la connaissance du potentiel énergétique de cette région"
.
Après plus de 30 ans de présence sur le marché algérien, BP, avait décidé de quitter l’Algérie, une décision annoncée en juin 2021. A l’époque, l’ancien président-directeur général du groupe pétrolier algérien, Sonatrach, Toufik Hakkar, avait justifié cette décision par la volonté de BP
"de déplacer son activité vers les énergies nouvelles".
Il avait précisé alors que
"le départ de cette compagnie d’Algérie se fera de manière progressive"
. Mais la cession définitive de tous les actifs de BP, y compris ses intérêts dans les concessions productrices de gaz d’In Amenas et d’In Salah (sud du pays) à l’italien ENI n’a été finalisé qu’en 2023.
British Petroleum était associé, dans le cadre d’une joint-venture, avec Sonatrach et Equinor à hauteur
"de 45,89% à In Amenas et de 33,15% à In Salah".
L’exploitation de ces actifs a débuté en 2006 et 2004 respectivement.
"En 2021, ils ont produit environ 11 milliards de m3 de gaz, 12 millions de barils de condensats et de GPL"
, avait indiqué à l’époque BP.

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