
La cheffe de la diplomatie britannique a salué lundi la réouverture du point de passage de Rafah, à la frontière entre l’Égypte et la bande de Gaza, tout en soulignant que "beaucoup reste à faire" pour répondre aux besoins humanitaires urgents des Palestiniens.
Le point de passage de Rafah a officiellement repris ses activités lundi, avec 50 personnes appelées à quitter Gaza et 50 autres à y entrer, selon les médias d’État égyptiens.
De son côté, le ministre britannique chargé du Moyen-Orient, Hamish Falconer, a appelé à la réouverture complète de "tous les points de passage" afin de permettre une augmentation significative de l’aide humanitaire.
Selon les médias israéliens, environ 150 patients palestiniens et leurs accompagnateurs devraient quitter Gaza pour recevoir un traitement médical en Égypte, tandis qu’une cinquantaine de Palestiniens seraient autorisés à entrer dans l’enclave. Les autorités sanitaires de Gaza estiment qu’environ 22 000 patients attendent toujours la réouverture complète du point de passage.
Israël contrôle le côté palestinien du point de passage de Rafah depuis mai 2024, dans le cadre de son offensive militaire contre Gaza lancée en octobre 2023.
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, Israël aurait commis des centaines de violations, notamment des bombardements et des tirs, causant la mort et des blessures à des centaines de civils palestiniens.
Ces violations se poursuivent malgré l’annonce faite en janvier par l’administration américaine du lancement de la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu, laquelle prévoit de nouveaux retraits israéliens de Gaza et le début des efforts de reconstruction, dont le coût est estimé par les Nations unies à environ 70 milliards de dollars.
Le cessez-le-feu a mis fin à une offensive israélienne entamée le 8 octobre 2023 et qui a duré près de deux ans, faisant plus de 71 000 morts et plus de 171 000 blessés parmi les Palestiniens, tout en détruisant près de 90 % des infrastructures de la bande de Gaza.









