
Le gouvernement espagnol a condamné lundi la décision d’Israël d’interdire les activités de l’organisation médicale Médecins sans frontières (MSF) dans la bande de Gaza.
Dans un communiqué écrit, le ministère espagnol des Affaires étrangères a dénoncé la décision des autorités israéliennes d’imposer l’arrêt des activités de MSF, estimant qu’elles sont essentielles pour atténuer la situation sanitaire de la population de Gaza.
Le ministère a rappelé que les organisations humanitaires internationales, telles que MSF, fournissent une assistance jugée irremplaçable dans les services vitaux à Gaza et en Palestine occupée.
Le communiqué souligne également que l’action de MSF et des autres organisations humanitaires dans le domaine de la santé est considérée comme indispensable face à la situation humanitaire dans la bande de Gaza, en apportant une aide essentielle à la population palestinienne.
Le gouvernement espagnol a appelé Israël à revenir sur cette décision, estimant qu’elle porte gravement atteinte aux principes moraux fondamentaux, et a rappelé l’obligation d’Israël de respecter le droit international humanitaire et de réduire la souffrance des populations civiles.
"Refus"
Israël a annoncé dimanche l’interdiction des activités de Médecins sans frontières dans la bande de Gaza et ordonné à l’organisation de quitter l’enclave d’ici au 28 février.
Le ministère israélien des Affaires de la diaspora, chargé des relations avec les organisations humanitaires opérant à Gaza et en Palestine occupée, a indiqué que cette décision avait été prise après le refus de l’organisation de transmettre la liste de son personnel aux autorités israéliennes.
Selon les autorités de Gaza, l’offensive israélienne a fait près de 71 800 morts et plus de 171 400 blessés parmi les Palestiniens, tandis qu’environ 90 % des infrastructures civiles ont été détruites.
Les Nations unies estiment le coût de la reconstruction à environ 70 milliards de dollars.










