
Le média d’investigation américain ProPublica a révélé dimanche avoir identifié deux agents fédéraux de l’immigration qui ont ouvert le feu lors d’une confrontation le mois dernier à Minneapolis, dans le Minnesota, causant la mort du manifestant Alex Pretti.
Selon des documents gouvernementaux consultés par ProPublica, il s'agit de Jesus Ochoa, 43 ans, agent de la police des frontières, et de Raymundo Gutierrez, 35 ans, agent des Douanes et de la protection des frontières (CBP).
La fusillade du 24 janvier a déclenché plusieurs jours de manifestations à Minneapolis et ravivé les critiques contre les opérations agressives de contrôle de l’immigration menées sous l’administration du président Donald Trump.
Les deux agents avaient été déployés dans le cadre de "l’Opération Metro Surge", une vaste opération de répression de l’immigration lancée en décembre, qui a vu des agents armés et masqués intervenir dans plusieurs villes américaines. La CBP, qui emploie les deux hommes, a refusé de confirmer officiellement leur identité et n’a communiqué que peu de détails sur l’incident.
Le cas Alex Pretti
Les autorités ont confirmé que Pretti portait une arme de poing détenue légalement au moment des faits. Certaines analyses vidéo citées par ProPublica suggèrent que l’arme aurait pu être retirée avant que les coups de feu ne soient tirés, bien que cela n’ait pas été officiellement confirmé.
Le ministère américain de la Justice a annoncé vendredi que sa division des droits civiques avait ouvert une enquête sur la mort de Pretti. Un porte-parole du Département de la Sécurité intérieure a indiqué que les agents impliqués avaient été placés en congé administratif, sans fournir davantage de précisions.
Le cas Renee Good
Des responsables locaux et étatiques du Minnesota ont dénoncé le fait de ne pas avoir accès à des éléments clés de l’enquête, notamment les images des caméras-piétons.
Cette fusillade survient après la mort d'une autre manifestante à Minneapolis, Renee Good, tuée le 7 janvier lors d'un incident distinct impliquant un agent de l'immigration, intensifiant ainsi les critiques à l'encontre des opérations menées par des agents fédéraux masqués et du secret qui entoure l'identité de ces derniers.
ProPublica a déclaré avoir publié les noms des agents dans l’intérêt public, estimant que la responsabilité dans les affaires d’usage mortel de la force exige une transparence totale.











