Le Royaume-Uni à l’ONU met en garde contre des violations du cessez-le-feu à Gaza qui compromettent l’accord soutenu par les États-Unis

La rédaction avec
11:5819/02/2026, jeudi
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La ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, s'exprime alors qu'elle préside une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Moyen-Orient au siège de l'ONU à New York, le 18 février 2026.
Crédit Photo : CHARLY TRIBALLEAU / AFP
La ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, s'exprime alors qu'elle préside une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Moyen-Orient au siège de l'ONU à New York, le 18 février 2026.

La cheffe de la diplomatie du Royaume-Uni a averti mercredi que les violations du cessez-le-feu dans la bande de Gaza menacent de faire échouer l’initiative de paix soutenue par les États-Unis, pointant l’augmentation des victimes et l’aggravation de l’instabilité dans les territoires palestiniens occupés.

S’exprimant lors d’une session de haut niveau du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à la situation en Palestine, elle a souligné la fragilité persistante de la trêve.

Selon elle, des violations ont été constatées des deux côtés et plus de 600 Palestiniens auraient été tués par des frappes israéliennes depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.

Ces développements compromettent la première phase du plan de paix du président Donald Trump et risquent de laisser Gaza dans un entre-deux instable, "ni paix ni guerre".

Elle a appelé à des mesures urgentes pour stabiliser l’enclave: renforcement de la police palestinienne, déploiement d’une force internationale de stabilisation et retrait des forces israéliennes (IDF) de Gaza.

Sur le plan politique, elle a insisté sur la nécessité de bâtir une gouvernance palestinienne solide, d’éviter une déstabilisation accrue de la Cisjordanie et de préserver la perspective d’un État palestinien viable.

Elle a dénoncé l’expansion record des colonies israéliennes et les violences de colons, qu’elle considère comme des violations flagrantes du droit international et des résolutions du Conseil.

La ministre a également mis l’accent sur l’urgence humanitaire, qualifiant la situation à Gaza de catastrophique. Elle a critiqué les restrictions imposées par Israël aux organisations d’aide, évoquant notamment la fermeture ou la radiation d’ONG internationales, dont l’organisation britannique Save the Children, ce qui pourrait entraver l’accès à l’aide et fragiliser les structures de santé.

Elle a appelé les autorités israéliennes à permettre aux organisations humanitaires expérimentées de poursuivre leurs activités, tout en soulignant que l’Organisation des Nations unies et ses partenaires doivent rester au cœur de la réponse, y compris avec la protection adéquate du personnel et des installations de l’UNRWA.

Enfin, elle a estimé que, malgré les traumatismes passés, il est encore possible d’emprunter une autre voie: concrétiser l’autodétermination palestinienne, garantir la sécurité à long terme d’Israël et faire aboutir la solution à deux États comme unique cadre d’une paix durable.

Le Royaume-Uni assure actuellement la présidence tournante du Conseil de sécurité.


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