Soudan : Paris dénonce des violations du droit humanitaire et appelle à un cessez-le-feu immédiat

La rédaction avec
10:2119/02/2026, Perşembe
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Une femme déplacée observe les membres de la communauté Nuer, déracinés par le conflit dans l'État de Jonglei, assister à une séance d'information sur la santé communautaire alors que les fournitures médicales font défaut dans le camp de déplacés internes POC à Bor, dans l'État de Jonglei, le 16 février 2026.
Crédit Photo : LUIS TATO / AFP
Une femme déplacée observe les membres de la communauté Nuer, déracinés par le conflit dans l'État de Jonglei, assister à une séance d'information sur la santé communautaire alors que les fournitures médicales font défaut dans le camp de déplacés internes POC à Bor, dans l'État de Jonglei, le 16 février 2026.

La France et plus de trente partenaires internationaux ont dénoncé les attaques répétées contre les civils, les hôpitaux et les opérations humanitaires au Soudan, les qualifiant de violations graves du droit international humanitaire pouvant constituer des crimes de guerre.

Dans un message publié sur la plateforme américaine X, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a réaffirmé l’appel à un cessez-le-feu immédiat, à la protection des civils et à un accès humanitaire sans entrave, soulignant que
"la France reste mobilisée avec 30 partenaires".

Cette position est détaillée dans une déclaration ministérielle conjointe du 18 février 2026, signée par un large éventail de pays européens et extra-européens, ainsi que par des responsables de l’Union européenne.

Outre la France, le texte a été paraphé par l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Belgique, la Suède, la Finlande, la Norvège, l’Irlande, l’Autriche, le Danemark, le Luxembourg, le Portugal, la Pologne, la Lettonie, la Lituanie, l’Estonie, la Slovaquie, la Roumanie, Chypre, Malte, la Slovénie, l’Islande et la République tchèque.

Le soutien dépasse le cadre européen : le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Suisse figurent également parmi les signataires, aux côtés de responsables de la Commission européenne, illustrant un consensus international élargi face à la dégradation rapide de la situation humanitaire.

Destruction d'infrastructures essentielles

Les signataires se disent
"vivement préoccupés"
par l’intensification des combats dans les États du Kordofan et du Darfour, où des frappes aériennes et de drones ont visé des populations déplacées, des installations de santé et des convois de nourriture.

Des attaques contre des camions et entrepôts du Programme alimentaire mondial ont fait de nombreuses victimes civiles et humanitaires et détruit des infrastructures essentielles à l’acheminement de l’aide.

La déclaration souligne que ces régions constituent aujourd’hui l’épicentre de la plus grave crise humanitaire au monde, marquée par des déplacements massifs, une famine avérée et des violences sexuelles généralisées. Près de 100 000 personnes ont été déplacées ces derniers mois dans le seul Kordofan.

Violations graves du droit international humanitaire

Les pays signataires exhortent l’ensemble des parties au conflit – Forces armées soudanaises, Forces de soutien rapide et milices alliées – à cesser immédiatement les hostilités, à garantir la protection des civils, en particulier des femmes et des enfants, et à permettre un passage sûr aux personnes fuyant les combats.

Ils appellent également à des enquêtes indépendantes et impartiales et à des poursuites judiciaires contre les auteurs de violations graves du droit international humanitaire, affirmant leur soutien continu aux organisations humanitaires locales et internationales opérant dans des conditions extrêmement difficiles.


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