Les États-Unis ont envoyé des dizaines d’avions de combat et ravitailleurs au Moyen-Orient ces dernières 48 heures

La rédaction avec
18:0018/02/2026, Çarşamba
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Le président américain Donald Trump, dans une déclaration publiée le 28 janvier sur les réseaux sociaux, avait indiqué qu'une gigantesque "Armada" (une force navale majeure de l'US Navy) faisait route vers l'Iran.
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Le président américain Donald Trump, dans une déclaration publiée le 28 janvier sur les réseaux sociaux, avait indiqué qu'une gigantesque "Armada" (une force navale majeure de l'US Navy) faisait route vers l'Iran.

Les États-Unis ont déployé, au cours des dernières 48 heures, un grand nombre d'avions de combat et d'éléments connexes vers leurs bases situées en Europe et au Moyen-Orient.

Au lendemain des pourparlers tenus hier à Genève avec l'Iran, Washington poursuit l'acheminement de munitions vers les régions du Moyen-Orient et de l'Europe.

Selon des informations relayées par des comptes de réseaux sociaux spécialisés dans le suivi et l'analyse du renseignement de source ouverte (OSINT), les aéronefs de combat et autres vecteurs envoyés ces derniers jours par les États-Unis dans la région du Moyen-Orient sont identiques à ceux utilisés lors des frappes menées contre l'Iran en juin 2025.

D'après les données de vol obtenues via les sources ouvertes, six avions de chasse de type F-22, en provenance de la base conjointe de Langley-Eustis en Virginie (États-Unis), ont atterri mardi à la base de la RAF Lakenheath, au Royaume-Uni.

Parallèlement, un avion de renseignement électromagnétique RC-135 Rivet Joint, effectuant habituellement des missions depuis la base aérienne d'Al-Udeid au Qatar, a été redéployé vers l'île de Crète, en Méditerranée.

18 avions F-35

Un grand nombre d'avions de patrouille maritime P-8 Poseidon effectuent actuellement des vols de mission au Moyen-Orient, l'un d'entre eux a notamment été repéré mardi patrouillant dans le détroit d'Ormuz.

Lundi, 18 avions F-35 ont été observés quittant la base de la RAF Lakenheath au Royaume-Uni, accompagnés d'avions ravitailleurs en vol, en direction de la région.

Il a également été constaté que les États-Unis ont dépêché mardi deux avions de détection et de commandement aéroporté (AWACS) E-3 Sentry à la base aérienne de la RAF Mildenhall, au Royaume-Uni.

Le porte-avions USS Abraham Lincoln déployé au Moyen-Orient

La région est le théâtre de tensions croissantes, marquées par une concentration militaire américaine sans précédent au Moyen-Orient, en préparation d'une éventuelle offensive si l'Iran ne répondait pas aux exigences de Washington concernant ses programmes nucléaires.

Le président américain Donald Trump, dans une déclaration publiée le 28 janvier sur les réseaux sociaux, avait indiqué qu'une gigantesque "Armada" (une force navale majeure de l'US Navy) faisait route vers l'Iran. Il avait appelé l'administration de Téhéran à conclure un accord, prévenant qu'à défaut, une
"attaque pire encore"
serait lancée.
Soulignant que cette Armada, menée par le porte-avions USS Abraham Lincoln, constituait une flotte plus importante que celle envoyée au Venezuela, Trump avait précisé :
"(La flotte) est prête, désireuse et capable de remplir sa mission rapidement et violemment si nécessaire, comme au Venezuela".
Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) avait annoncé le 26 janvier que le groupe aéronaval du porte-avions USS Abraham Lincoln avait été déployé au Moyen-Orient afin de
"soutenir la sécurité et la stabilité régionales".

Par ailleurs, selon une information du New York Times (NYT) datée du 13 février et s'appuyant sur quatre responsables américains, la décision a été prise d'envoyer au Moyen-Orient le porte-avions USS Gerald R. Ford, stationné dans les Caraïbes, ainsi que les navires de son escorte.


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