
L’action de Airbus a chuté de plus de 5% jeudi après que l’avionneur européen a annoncé viser environ 870 livraisons d’avions commerciaux en 2026, un objectif légèrement inférieur aux prévisions des analystes.
Cette perspective intervient alors que la pression s’intensifie sur le constructeur européen, tandis que son rival américain Boeing montre des signes de redressement après plusieurs années de crise, qui avaient auparavant joué en faveur d’Airbus.
Ces dernières années, le groupe européen a bénéficié des difficultés de Boeing, confronté à une crise prolongée liée à des défauts de conception et de production de son appareil phare, le 737 Max.
Les livraisons d’avions sont particulièrement scrutées par les investisseurs, les constructeurs percevant l’essentiel des paiements au moment de la remise des appareils. En 2025, Airbus a livré 193 avions de plus que Boeing, même si l’avionneur américain a enregistré davantage de commandes pour la première fois depuis 2018.
Pour 2026, le groupe prévoit un EBIT ajusté d’environ 7,5 milliards d’euros et un flux de trésorerie disponible avant financement des clients d’environ 4,5 milliards d’euros, parallèlement à son objectif d’environ 870 livraisons d’avions.









