
La piste d’un lait infantile rappelé est examinée après la mort, en décembre à Angers, d’une petite fille de 27 jours, a indiqué ce jeudi le procureur de la République d’Angers, Éric Bouillard. Une enquête a été ouverte pour rechercher les causes du décès de l’enfant, morte le 23 décembre dans les bras de sa mère.
Nestlé dans une tempête
Hospitalisé en urgence le 7 janvier pour des troubles digestifs, il est décédé le lendemain au CHU de Bordeaux. Une autopsie et des analyses toxicologiques et anatomopathologiques ont été sollicitées, tandis que le lait a été saisi pour analyses. Là encore, les autorités indiquent qu’aucun lien de causalité n’est établi à ce stade.
Depuis plusieurs semaines, Nestlé a engagé un vaste rappel de laits infantiles des marques Guigoz et Nidal dans une soixantaine de pays, dont la France, en raison de la présence potentielle de cette bactérie, susceptible de provoquer des troubles digestifs, parfois accompagnés de complications graves. Mi-janvier, le dirigeant du groupe a présenté des excuses, alors que certaines ONG accusent l’entreprise d’avoir tardé à réagir.
Mercredi, le groupe Lactalis a également annoncé un large rappel de laits infantiles dans plusieurs pays, dont la France. Selon le ministère de l’Agriculture, comme pour Nestlé, ces retraits sont liés à une matière première fournie par un même producteur en Chine.











