Crédit Photo : Badru Katumba / AFP
Le leader de l'opposition ougandaise et candidat à la présidence pour la Plateforme pour l'unité nationale (NUP), Robert Kyagulanyi Ssentamu, plus connu sous le nom de Bobi Wine (C), brandit un drapeau ougandais alors qu'il quitte les lieux après le dernier rassemblement électoral du parti avant les élections générales de 2026 à Kampala, le 12 janvier 2026.
Les Ougandais ont commencé à voter jeudi lors des élections présidentielle et parlementaire, un test crucial pour le règne de plusieurs décennies du président Yoweri Museveni.
Les bureaux de vote ont ouvert à 7 h, heure locale (04 h GMT), et devaient fermer à 16 h (13 h GMT).
Cherchant un septième mandat, Museveni, 81 ans, dirige l’Ouganda depuis 1986. Il fait face à sept challengers, dont Robert Kyagulanyi, âgé de 43 ans et également connu sous le nom de Bobi Wine, une star du reggae devenue homme politique, arrivé deuxième lors de l’élection de 2021.
Le candidat de l’opposition, Bobi Wine, a déclaré à Anadolu avant l’ouverture des bureaux mercredi que la coupure d’internet était utilisée pour bloquer les communications et compromettre le scrutin.
Le chef de la commission électorale, Simon Byabakama, a déclaré aux médias locaux mardi qu’il annoncerait les résultats dans les 48 heures suivant la clôture du vote, conformément à la loi.
"Ce que diront les électeurs, c’est ce que je déclarerai à la nation, ce sont eux qui déterminent le président du pays, pas moi"
, a-t-il précisé.
À Kampala et dans les zones avoisinantes où Anadolu s’est rendu, des files d’attente se sont formées devant les bureaux de vote, bien que le scrutin ait été retardé dans certains cas, en attendant l’arrivée du matériel électoral.
L’élection présidentielle ougandaise se déroule selon un système à deux tours, avec un second tour si aucun candidat n’obtient plus de 50 % des voix.
Le parlement ougandais compte 556 membres, dont 353 élus directement, 146 représentantes de districts, 30 membres issus de l’armée, de la jeunesse, des travailleurs, des personnes âgées et des personnes handicapées, ainsi que 27 membres de droit, dont le vice-président et des ministres, qui n’ont pas le droit de vote.
Environ 21,6 millions d’électeurs ont été enregistrés pour ce scrutin, contre 18,1 millions en 2021.
La période de campagne a été marquée par des restrictions sur les rassemblements et la couverture médiatique, avec un déploiement de mesures de sécurité à l’échelle nationale.
Le vote se déroule dans un contexte de restrictions sur les communications publiques imposées pour la période électorale.
Selon un avis daté de mardi, l’Uganda Communications Commission (UCC) a ordonné une
de l’accès public à internet et de certains services mobiles pendant la période électorale.
Le régulateur a indiqué que cette suspension, débutée mardi à 18 h, heure locale (15 h GMT), visait à
"protéger la sécurité publique, les fonctions nationales critiques et l’intégrité opérationnelle des infrastructures de communication".
Dans un message publié mercredi sur le réseau social américain X, l’UCC a précisé que la mesure faisait suite à une recommandation du Comité inter-agences de sécurité et s’appliquait à tous les opérateurs titulaires d’une licence.
"Cette mesure a été prise pour limiter la propagation rapide de fausses informations et de désinformation, réduire les risques de fraude électorale et prévenir l’incitation à la violence, autant de facteurs pouvant compromettre l’ordre public, la sécurité nationale et l’intégrité du processus électoral"
, a-t-il ajouté.
Le bureau des droits de l’homme de l’ONU a déclaré mercredi que la suspension de dix organisations non gouvernementales et les restrictions d’accès à internet avant les élections étaient
"profondément préoccupantes"
.
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