Paris et Rome signent un pacte pour la souveraineté numérique de l'UE

La rédaction avec
18:045/05/2026, الثلاثاء
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Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique.
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Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique.

Les ministres français et italien du Numérique ont paraphé mardi à Paris une déclaration conjointe visant à renforcer l'autonomie stratégique européenne dans les technologies clés. Ce document inscrit dans le cadre du Traité du Quirinal prévoit une coordination accrue sur l'intelligence artificielle, les télécommunications et les technologies quantiques pour réduire la dépendance vis-à-vis des acteurs américains et asiatiques.

Un partenariat stratégique consolidé

Mardi dans la capitale française, les ministres délégués au Numérique d'Italie et de France ont officialisé un accord bilatéral destiné à accélérer leur collaboration sur les enjeux du numérique au sein de l'Union européenne.

Adolfo Urso et Anne Le Hénanff ont paraphé ce texte dans le cadre du renforcement du Traité du Quirinal, entré en vigueur en 2023 entre les deux nations. Cette démarche vise à harmoniser leurs positions pour influencer la définition d'une politique technologique communautaire plus compétitive et mieux intégrée.

Intelligence artificielle et infrastructures critiques

Les deux exécutifs entendent particulièrement développer des synergies dans le domaine de l'intelligence artificielle et des réseaux de télécommunications.

Ils souhaitent impulser une industrialisation accélérée de l'IA au sein du tissu productif européen, tout en favorisant l'émergence de champions technologiques continentaux capables de rivaliser avec les géants américains et asiatiques.

Par ailleurs, Rome et Paris apportent leur soutien à une future législation européenne sur les réseaux numériques destinée à stimuler l'investissement dans ce secteur jugé crucial pour la compétitivité de l'Union.

Technologies quantiques et chaînes de valeur stratégiques

L'accord met également l'accent sur les technologies quantiques, les deux pays se déclarant favorables à l'adoption d'un cadre réglementaire et financier spécifique au niveau communautaire. Cette mesure vise à accélérer la recherche, l'industrialisation et l'intégration de ces technologies stratégiques dans l'économie de l'UE.

Les gouvernements insistent par ailleurs sur la nécessité de consolider les chaînes de valeur technologiques européennes afin de réduire les vulnérabilités industrielles dans un contexte de rivalité mondiale accrue sur les semi-conducteurs, le cloud computing et la cybersécurité.

Protection des mineurs et gouvernance numérique

Au-delà des aspects économiques et industriels, la déclaration souligne une volonté commune de promouvoir des mécanismes plus stricts de protection des jeunes utilisateurs sur internet.

Les deux nations envisagent l'instauration d'une majorité numérique ainsi que le renforcement des systèmes de vérification de l'âge pour sécuriser l'environnement en ligne des mineurs.

Cette dimension illustre l'approche globale de la stratégie numérique défendue par Paris et Rome, associant souveraineté économique et protection citoyenne.

Impulsion européenne face aux puissances technologiques

Dans leurs déclarations, les ministres ont souligné l'urgence de doter l'Europe d'une trajectoire technologique autonome.

Adolfo Urso a estimé que le continent devait donner une impulsion décisive et structurelle à sa stratégie numérique, tandis qu'Anne Le Hénanff a défendu l'idée d'une préférence communautaire dans les technologies critiques.

Cette initiative s'inscrit dans une dynamique plus large où plusieurs capitales de l'UE multiplient les appels à une autonomie numérique renforcée face à la domination des plateformes américaines et à la concurrence industrielle chinoise.


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