Tchernobyl: 40 ans après la catastrophe nucléaire, un rappel crucial

La rédaction avec
14:3826/04/2026, dimanche
Yeni Şafak
Quarante ans après Tchernobyl, la catastrophe nucléaire reste un symbole des risques nucléaires.
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Quarante ans après Tchernobyl, la catastrophe nucléaire reste un symbole des risques nucléaires.

Quarante ans après l’explosion du réacteur de Tchernobyl, la catastrophe nucléaire continue de marquer les esprits et les politiques énergétiques. Avec des millions de personnes exposées aux radiations et des territoires durablement contaminés, cet accident reste sans équivalent. Le démantèlement de la centrale, prévu jusqu’en 2065, illustre la complexité de la gestion post-nucléaire. Les récents événements liés à la guerre en Ukraine et aux attaques sur le site rappellent que les risques persistent. Tchernobyl demeure un avertissement mondial sur la sécurité nucléaire.

Quarante ans après l’explosion du réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl, survenue le 26 avril 1986, cet événement demeure la pire catastrophe nucléaire de l’histoire. Située près de la ville aujourd’hui abandonnée de Pripyat, à environ 110 kilomètres de Kyiv, la centrale reste un symbole des risques liés à l’énergie nucléaire.


Une catastrophe toujours dans les mémoires


L’accident s’est produit lors d’un test de sécurité mal maîtrisé, provoquant une montée soudaine de puissance. Une explosion a alors exposé le cœur du réacteur, libérant des quantités massives de substances radioactives dans l’atmosphère. Selon les données des Nations unies, 31 personnes sont mortes dans les mois qui ont suivi, tandis que près de 8,4 millions de personnes en Ukraine, en Biélorussie et en Russie ont été exposées aux radiations .


Les retombées radioactives ont contaminé environ 155 000 km² et ont été détectées jusqu’en Amérique du Nord et en Asie. Environ 600 000 personnes, mobilisées pour les opérations de nettoyage, ont également été exposées à des niveaux élevés de radiation.


Un démantèlement jusqu’en 2065


Depuis l’arrêt définitif de la centrale en décembre 2000, un processus de démantèlement en plusieurs phases est en cours. Ce programme, encadré par les autorités ukrainiennes, s’étend sur plusieurs décennies.


La première phase, achevée en 2013, a consisté à sécuriser le site et à transférer le combustible nucléaire. La deuxième étape, toujours en cours, vise à stabiliser les installations jusqu’en 2028. Elle sera suivie d’une phase de confinement jusqu’en 2045, puis d’un démantèlement complet prévu à l’horizon 2065 .


Un élément clé de cette stratégie est la nouvelle structure de confinement, installée en 2016 pour recouvrir le réacteur endommagé. Ce projet, estimé à plus de 1,6 milliard de dollars, vise à limiter les risques de nouvelles fuites radioactives.


Tensions géopolitiques et nouveaux risques


La centrale de Tchernobyl est revenue au cœur de l’actualité avec la guerre entre la Russie et l’Ukraine en 2022. Le site a été temporairement occupé par les forces russes, suscitant des inquiétudes internationales concernant la sécurité nucléaire.


Plus récemment, en février 2025, une attaque de drone a endommagé la structure de confinement, provoquant un incendie sans toutefois entraîner de fuite radioactive. L’Agence internationale de l’énergie atomique a néanmoins exprimé ses préoccupations, soulignant une perte partielle des fonctions de sécurité de l’installation .


Les coûts de réparation sont estimés à au moins 500 millions d’euros, selon la Banque européenne pour la reconstruction et le développement.


Un avertissement permanent pour le monde


Quatre décennies après la catastrophe, Tchernobyl reste un rappel puissant des dangers du nucléaire mal maîtrisé. Le site continue de mobiliser la communauté internationale, tant pour sa gestion que pour les leçons qu’il impose en matière de sécurité énergétique.


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