Moyen-Orient : Sanchez qualifie la guerre d’"illégale" et appelle à une désescalade

La rédaction avec
15:5824/04/2026, Cuma
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Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, le président capverdien José Maria Neves, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, (En haut à gauche) Le vice-Premier ministre et ministre de la Justice britannique David Lammy, ainsi que le vice-chancelier et ministre des Finances allemand Lars Klingbeil posent pour une photo de groupe lors d'une "Rencontre pour la défense de la démocratie", un rassemblement de dirigeants de gauche visant à s'unir contre la menace que fait peser l'extrême droite sur la démocratie, à Barcelone le 18 avril 2026.
Crédit Photo : OSCAR DEL POZO / AFP
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, le président capverdien José Maria Neves, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, (En haut à gauche) Le vice-Premier ministre et ministre de la Justice britannique David Lammy, ainsi que le vice-chancelier et ministre des Finances allemand Lars Klingbeil posent pour une photo de groupe lors d'une "Rencontre pour la défense de la démocratie", un rassemblement de dirigeants de gauche visant à s'unir contre la menace que fait peser l'extrême droite sur la démocratie, à Barcelone le 18 avril 2026.

Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a qualifié la guerre en cours au Moyen-Orient d’"illégale" et de "grande erreur", appelant à une désescalade rapide et à une résolution "grâce à la diplomatie et non grâce à la guerre", lors du sommet informel du Conseil européen des 23 et 24 avril.

"De mon point de vue, cette guerre est illégale, c’est une grande erreur"
, a-t-il déclaré, exprimant l’espoir d’
"une désescalade"
et d’
"une issue"
dans un avenir proche par des moyens diplomatiques.
Le dirigeant espagnol a également estimé que
"la plupart des dirigeants"
considèrent qu’il ne s’agit
"pas de leur guerre"
, soulignant que
"ce qui compte maintenant, c’est de trouver une solution"
. Il a indiqué que l’Europe travaillait à la mise en place d’une
"coalition des volontaires"
dans le cadre de sa coopération.
Madrid se dit
"prête à aider"
, a-t-il ajouté, mais "toujours dans le cadre du droit international et du multilatéralisme", soit une coordination entre plusieurs États pour répondre à une crise commune.
"Il n’y a pas d’issue à cette crise sans respecter les obligations internationales et le droit international"
, a-t-il insisté.
Ces déclarations interviennent alors que les dirigeants européens sont réunis à Nicosie et Agia Napa, à l’invitation du président de l’Administration grecque de Chypre du Sud, Nikos Christodoulides, dans le cadre d’une réunion informelle présidée par le président du Conseil européen António Costa.

Clause de défense mutuelle

Les discussions portent notamment sur le contexte géopolitique au Moyen-Orient, incluant le conflit impliquant l’Iran, ainsi que sur la contribution de l’Union européenne (UE) à la désescalade, la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures, et les effets de la hausse des prix de l’énergie.

Les dirigeants examinent également les instruments disponibles au niveau européen, ainsi que la mise en œuvre des décisions adoptées lors du Conseil européen du 19 mars, en particulier dans le domaine énergétique.

Des échanges portent aussi sur l’article 42, paragraphe 7, du Traité sur l’Union européenne (TUE), qui prévoit une clause de défense mutuelle en cas d’agression.

En parallèle, le président ukrainien Volodymyr Zelensky est intervenu par visioconférence pour informer les dirigeants des derniers développements de la guerre en Ukraine.

Ces prises de position s’inscrivent dans un contexte de critiques croissantes au sein de l’UE face à la poursuite des opérations militaires au Moyen-Orient, plusieurs responsables appelant à privilégier une solution politique et diplomatique.


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