
Yair Lapid, chef de l’opposition israélienne et dirigeant de Yesh Atid, a revendiqué une lecture biblique des frontières d’Israël, évoquant notamment l’Euphrate. Présenté comme une alternative modérée à Benjamin Netanyahu, il affirme soutenir un Israël "aussi vaste que possible" dans les limites de la sécurité. Ses propos relancent le débat sur le "Grand Israël", souvent qualifié de théorie conspirationniste, mais régulièrement évoqué dans le champ politique israélien, dans un contexte marqué par la guerre à Gaza.
Les déclarations de
Yair Lapid
, chef de l’opposition israélienne et dirigeant du parti
Yesh Atid
, relancent le débat sur la notion de
"Grand Israël"
. Présenté comme plus modéré que l’alliance d’extrême droite menée par Benjamin Netanyahu, Lapid a assumé une vision fondée sur la Bible pour définir les frontières d’Israël.
Ancien Premier ministre, il est aujourd’hui le principal chef de l’opposition à la
Knesset
, le Parlement israélien composé de 120 députés. Souvent décrit par les médias occidentaux comme une alternative centriste, Lapid a pourtant tenu des propos qui interrogent sur sa conception territoriale.
"Notre mandat sur la terre d’Israël est biblique"
"Notre mandat sur la terre d’Israël est biblique"
Interrogé sur les frontières historiques d’Israël,
Yair Lapid
a déclaré :
"J’ai un argument d’ampleur biblique sur ce que seraient les frontières originelles de la terre d’Israël. L’Euphrate, la dernière fois que j’ai vérifié, se trouvait en Irak."
Il a ensuite affirmé :
"Je soutiens tout ce qui permettra aux juifs d’avoir une grande terre, vaste et forte, ainsi qu’un refuge sûr pour nous et pour nos enfants."
À la question
"À quel point vaste ?"
, il répond:
"Autant que possible."
Relancé sur une éventuelle extension
"jusqu’en Irak"
, Lapid nuance en évoquant des considérations de sécurité. Mais il maintient le principe :
"Notre mandat sur la terre d’Israël est biblique, et les frontières bibliques d’Israël sont claires."
Face à la notion de
"Grand Israël"
, il précise :
"En principe, un Grand Israël, plus large, plus étendu, autant que possible dans les limites de la sécurité d’Israël et de la gestion de sa politique."
Ces propos font explicitement référence à une lecture biblique des frontières, parfois associée à l’expression
"du Nil à l’Euphrate"
. Cette interprétation renvoie à des débats anciens au sein du sionisme politique et religieux.
Grand Israël: théorie conspirationniste ou projet politique assumé ?
Grand Israël: théorie conspirationniste ou projet politique assumé ?
Le concept de
"Grand Israël"
est régulièrement qualifié de théorie conspirationniste par certains soutiens d’Israël. Pourtant, la référence aux frontières bibliques demeure présente dans le discours de plusieurs responsables politiques israéliens.
Au sein de la
Knesset
, environ 90 députés sur 120 appartiennent à des formations s’inscrivant dans une vision sioniste affirmée. Cela représente près des trois quarts du Parlement israélien.
Ces déclarations interviennent dans un contexte régional tendu, marqué par la
guerre à Gaza
et les débats sur l’avenir des territoires palestiniens. Elles soulèvent des interrogations sur la nature du projet politique défendu par une large partie de la classe dirigeante israélienne.
La question des frontières, du mandat biblique et des impératifs sécuritaires reste au cœur du débat israélien. Les propos de
Yair Lapid
montrent que la référence aux frontières bibliques ne relève pas uniquement des marges politiques, mais s’inscrit aussi dans le discours d’une figure centrale de l’opposition.
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