
Le gouvernement des Comores a annoncé samedi la suspension de la hausse des prix des carburants après des manifestations marquées par la mort de deux personnes lors d’affrontements entre forces de l’ordre et manifestants.
Cette décision intervient après plusieurs jours de paralysie dans l’archipel de l’océan Indien, où une grève menée par les transporteurs routiers, les commerçants et les pêcheurs protestait contre l’augmentation des tarifs du carburant décidée par les autorités.
Selon le gouvernement, cette mesure avait été justifiée par les répercussions de la guerre au Moyen-Orient sur les marchés énergétiques internationaux.
Deux morts et plusieurs tensions à Anjouan
Le ministre de l’Intérieur Mohamed Ahamada a annoncé la mort d’un deuxième manifestant "par balle" après le décès signalé plus tôt dans la journée à Mutsamudu, principale ville de l’île d’Anjouan.
Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de ces décès.
Les affrontements ont également touché plusieurs localités proches de Moroni, la capitale de l’archipel.
Une crise sociale liée à la flambée des prix
La publication des nouveaux tarifs des carburants avait déclenché une forte contestation populaire.
Le gouvernement avait déjà tenté d’apaiser les tensions en accordant un abattement douanier de 40 % sur certains produits de première nécessité.










