La France appelle ses ressortissants à quitter le Mali immédiatement

La rédaction avec
14:2629/04/2026, mercredi
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Les forces armées maliennes ont fait face samedi 25 avril 2026, à une série d'assauts simultanés visant des positions militaires stratégiques réparties sur plusieurs centaines de kilomètres.
Crédit Photo : X /
Les forces armées maliennes ont fait face samedi 25 avril 2026, à une série d'assauts simultanés visant des positions militaires stratégiques réparties sur plusieurs centaines de kilomètres.

Paris a émis une alerte urgente ce mercredi exhortant ses citoyens présents au Mali à évacuer le territoire sans délai. Cette décision fait suite à une vague d'attaques terroristes coordonnées ayant coûté la vie au ministre de la Défense malien. Les autorités françaises recommandent l'utilisation des vols commerciaux disponibles tout en demandant la plus grande prudence aux ressortissants restants.

Dans son communiqué officiel, la diplomatie française souligne la nécessité pour les ressortissants de quitter temporairement le pays sahélien
"dès que possible"
par les lignes aériennes commerciales encore opérationnelles.

Les autorités conseillent également à ceux qui ne pourraient évacuer dans l'immédiat de respecter un confinement strict, de restreindre leurs mouvements au strict nécessaire et de maintenir un contact régulier avec leur famille.

Assassinat du ministre et dégradation sécuritaire

Cette décision d'évacuation survient dans le sillage du décès du général Sadio Camara, ministre de la Défense malien, tué lors des violences du week-end écoulé. Le gouvernement français qualifie la situation sécuritaire d'
"extrêmement volatile"
suite aux assauts coordonnés du 25 avril ayant visé plusieurs localités dont Bamako.
La mort de ce haut responsable militaire illustre la gravité sans précédent de la crise que traverse actuellement cet État du Sahel, déjà fragilisé par des années d'instabilité terroriste.

Vague d'attaques terroristes sur l'ensemble du territoire

Les forces armées maliennes ont fait face samedi à une série d'assauts simultanés visant des positions militaires stratégiques réparties sur plusieurs centaines de kilomètres.

Les villes de Bamako, Kati, Sèvaré, Gao et Kidal ont été touchées par ces opérations coordonnées.

Selon des témoignages recueillis sur le terrain, un hélicoptère militaire a été abattu au cours des affrontements tandis que plusieurs assaillants ont été neutralisés par la réponse défensive des troupes gouvernementales.

L'ampleur de cette offensive simultanée souligne la pression croissante exercée sur les autorités de transition.

Revendications des groupes armés et factions rebelles

Si l'armée malienne désigne les auteurs de ces violences comme des
"groupes terroristes"
, des images circulant sur les réseaux sociaux évoquent la responsabilité potentielle du JNIM, formation terroriste affiliée à Al-Qaïda.
Parallèlement, dans la région septentrionale du pays, le Front de libération de l'Azawad (FLA) a affirmé avoir pris le contrôle de plusieurs positions stratégiques à Kidal, incluant la résidence du gouverneur régional.

Ces revendications simultanées d'acteurs armés distincts témoignent de la complexification du conflit malien et de la multiplication des menaces pesant sur l'intégrité territoriale.

Réponse des autorités maliennes et poursuite des opérations

Face à cette escalade des violences, le président de la transition, Assimi Goïta, a promis mardi soir une riposte militaire déterminée. Dans une déclaration solennelle, il a affirmé que les opérations se poursuivraient
"jusqu'à la neutralisation complète des groupes terroristes et le rétablissement durable de la sécurité sur l'ensemble du territoire national"
.

Cette posture déterminée intervient alors que Bamako tente de maintenir son autorité sur l'ensemble du pays face aux assauts convergents des organisations extrémistes et des mouvements séparatistes.


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