Israël ne se retirera "pas d’un millimètre" de Gaza, affirme le ministre de la Défense

La rédaction avec
17:1817/02/2026, Salı
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Une photographie montre des tentes dans un campement de fortune abritant des Palestiniens déplacés dans le quartier de Zeitoun, à Gaza, le 16 février 2026.
Crédit Photo : Majdi Fathi / NurPhoto / AFP
Une photographie montre des tentes dans un campement de fortune abritant des Palestiniens déplacés dans le quartier de Zeitoun, à Gaza, le 16 février 2026.

Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a affirmé mardi qu’Israël ne se retirerait "pas d’un millimètre" de la "Ligne jaune" dans la Bande de Gaza tant que le mouvement Hamas ne sera pas totalement désarmé, et ce malgré l’entrée dans la deuxième phase du plan du président américain Donald Trump visant à mettre fin à la guerre.

La "Ligne jaune" correspond à la position jusqu’à laquelle les forces israéliennes s’étaient retirées dans l’est de Gaza lors de la première phase du plan. La seconde phase, entamée le mois dernier, prévoit en principe un retrait progressif d’Israël au-delà de cette ligne.

S’exprimant lors d’une conférence organisée par le quotidien Yedioth Ahronoth, Israel Katz a déclaré qu’Israël n’autoriserait jamais le maintien du Hamas
"ni avec des armes, ni avec des tunnels"
, martelant que l’objectif est clair : éliminer l’ensemble des infrastructures souterraines du mouvement. Il a insisté sur le fait qu’aucun retrait supplémentaire n’aura lieu avant le désarmement complet du groupe.

La veille, le secrétaire du cabinet israélien, Yossi Fuchs, avait indiqué que le gouvernement accordait un délai de 60 jours au Hamas pour se désarmer, faute de quoi la guerre pourrait reprendre.

Israël a lancé son offensive à Gaza le 8 octobre 2023 avec le soutien des États-Unis. Le conflit, qui a duré deux ans, a fait plus de 72 000 morts palestiniens et plus de 171 000 blessés, en majorité des femmes et des enfants, tout en détruisant près de 90 % des infrastructures civiles.

Un accord de cessez-le-feu est entré en vigueur le 10 octobre 2025, mais Israël a poursuivi des frappes aériennes et des démolitions dans plusieurs zones de Gaza, en violation répétée de l’accord.

Le désarmement du Hamas constitue l’un des piliers de la deuxième phase du plan américain, laquelle prévoit également de nouveaux retraits israéliens, le lancement de la reconstruction, l’augmentation de l’aide humanitaire et la mise en place d’un comité administratif chargé de la gestion du territoire.

Par ailleurs, selon Yedioth Ahronoth, Israel Katz a appelé à renforcer la production nationale d’armements afin de garantir l’autonomie militaire d’Israël, invoquant la concurrence mondiale sur les munitions et certaines divergences apparues avec des alliés en période de guerre. Qualifiant les États-Unis de "grand allié", il a toutefois reconnu l’existence de désaccords ayant eu un impact.

Le ministre a également annoncé un projet de long terme baptisé provisoirement "Bouclier d’Israël", qui prévoit l’ajout de 350 milliards de shekels (environ 95 milliards de dollars) au budget de la défense sur la prochaine décennie. Ce plan repose, selon lui, sur la solidité de l’économie israélienne, soulignant qu’
"il n’y a pas de sécurité sans économie, ni d’économie sans sécurité".

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