
La coordonnatrice spéciale de l’ONU pour le Liban a estimé jeudi que la confirmation par l’armée libanaise de sa prise de contrôle opérationnel au sud du fleuve Litani constitue un "progrès indéniable", tout en soulignant que des efforts supplémentaires restent nécessaires.
Jeanine Hennis-Plasschaert a qualifié cette évolution d’étape clé, tout en mettant en garde contre le caractère encore incomplet du processus.
Elle a toutefois averti que les attaques israéliennes persistantes et l’occupation continue de positions libanaises entravent la mise en œuvre complète de ce plan.
Selon l’armée, cette stratégie découle d’une décision gouvernementale adoptée le 5 août 2025 visant à restreindre le port des armes à l’État, y compris celles détenues par le Hezbollah, et doit être appliquée en cinq phases.
L’institution militaire a réaffirmé son engagement total à garantir la sécurité et la stabilité sur l’ensemble du territoire libanais, en particulier dans les zones situées au sud du Litani.
Le Liban et Israël respectent un cessez-le-feu depuis novembre 2024, mettant fin à plus d’un an d’affrontements transfrontaliers liés à la guerre à Gaza, qui ont fait plus de 4 000 morts et 17 000 blessés.
Dans le cadre de cet accord, l’armée israélienne devait se retirer du sud du Liban en janvier, mais ce retrait n’a été que partiel. Israël maintient toujours une présence militaire dans cinq avant-postes le long de la frontière.









