Une responsable de l’ONU affirme que le contrôle de l’armée libanaise au sud du Litani marque un "progrès indéniable"

La rédaction avec
14:338/01/2026, jeudi
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La coordonnatrice spéciale de l’ONU pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, le 12 mars 2023.
Crédit Photo : Hussein Faleh / AFP
La coordonnatrice spéciale de l’ONU pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, le 12 mars 2023.

La coordonnatrice spéciale de l’ONU pour le Liban a estimé jeudi que la confirmation par l’armée libanaise de sa prise de contrôle opérationnel au sud du fleuve Litani constitue un "progrès indéniable", tout en soulignant que des efforts supplémentaires restent nécessaires.

Jeanine Hennis-Plasschaert a qualifié cette évolution d’étape clé, tout en mettant en garde contre le caractère encore incomplet du processus.


"Il est encourageant de voir l’armée libanaise confirmer qu’elle a assumé le contrôle opérationnel au sud du Litani. C’est un progrès incontestable. Le travail reste important, mais cette étape démontre un engagement clair et renforce le rôle du mécanisme établi par l’accord du 24 novembre"
, a-t-elle déclaré sur le réseau social X.

Plus tôt dans la journée, l’armée libanaise avait annoncé que son plan visant à placer l’ensemble des armes sous l’autorité exclusive de l’État avait achevé sa première phase et était entré dans une phase avancée.

Elle a toutefois averti que les attaques israéliennes persistantes et l’occupation continue de positions libanaises entravent la mise en œuvre complète de ce plan.


Selon l’armée, cette stratégie découle d’une décision gouvernementale adoptée le 5 août 2025 visant à restreindre le port des armes à l’État, y compris celles détenues par le Hezbollah, et doit être appliquée en cinq phases.


L’institution militaire a réaffirmé son engagement total à garantir la sécurité et la stabilité sur l’ensemble du territoire libanais, en particulier dans les zones situées au sud du Litani.


Le Liban et Israël respectent un cessez-le-feu depuis novembre 2024, mettant fin à plus d’un an d’affrontements transfrontaliers liés à la guerre à Gaza, qui ont fait plus de 4 000 morts et 17 000 blessés.


Dans le cadre de cet accord, l’armée israélienne devait se retirer du sud du Liban en janvier, mais ce retrait n’a été que partiel. Israël maintient toujours une présence militaire dans cinq avant-postes le long de la frontière.


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