Pékin dénonce le "néo-militarisme" japonais

17:0325/02/2026, Çarşamba
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La Chine critique l’assouplissement des exportations d’armes par le Japon et appelle à rejeter le "néo-militarisme" de Tokyo.
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La Chine critique l’assouplissement des exportations d’armes par le Japon et appelle à rejeter le "néo-militarisme" de Tokyo.

La Chine a exhorté mercredi la communauté internationale à rejeter ce qu’elle qualifie de "néo-militarisme japonais", alors que le Japon envisage d’assouplir les restrictions sur les exportations d’équipements de défense.

Le Parti libéral-démocrate (PLD), formation au pouvoir à Tokyo, a approuvé un projet visant à supprimer la limitation actuelle qui restreint les transferts d’équipements de défense à cinq catégories non létales, selon le diffuseur public NHK.

À ce stade, les exportations sont limitées à des catégories telles que le sauvetage ou le transport. Le projet propose d’élargir ces autorisations à des équipements pouvant comporter des capacités létales.


Le texte prévoit que les pays destinataires doivent avoir conclu avec le Japon un accord de transfert d’équipements et de technologies de défense. Les États engagés dans des conflits actifs seraient en principe exclus, sauf circonstances particulières.

Réagissant à cette évolution, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a fait part de la
"vive préoccupation"
de Pékin.

"Cette décision met une nouvelle fois en lumière les ambitions des forces de droite japonaises de remettre en cause l’ordre international d’après-guerre, de s’affranchir des lois nationales et de remilitariser le Japon"
, a-t-elle déclaré.

"La communauté internationale doit rester en état d’alerte élevé, préserver conjointement les acquis de la victoire de la Seconde Guerre mondiale et l’ordre international d’après-guerre, et rejeter fermement les initiatives imprudentes du néo-militarisme japonais"
, a ajouté Mao.

Les tensions entre la Chine et le Japon se sont accentuées depuis novembre dernier, lorsque la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a estimé qu’une attaque chinoise contre Taïwan pourrait constituer une
"situation menaçant la survie"
du pays, ouvrant potentiellement la voie à l’exercice du droit de légitime défense collective.

La Chine considère Taïwan comme une province séparatiste, bien que l’île soit administrée séparément depuis 1949. Pékin a réaffirmé sa volonté de réunifier le territoire, y compris par la force si nécessaire.


Ces déclarations ont suscité une vive réaction de Pékin.


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