
Les électeurs du Cap-Vert ont commencé à voter dimanche pour renouveler les 72 sièges de l’Assemblée nationale lors d’élections législatives marquées par une compétition serrée entre les principaux partis politiques du pays.
Le scrutin oppose notamment le Premier ministre sortant Ulisses Correia e Silva, candidat à un troisième mandat, au Parti Africain pour l'indépendance du Cap-Vert dirigé depuis 2025 par le maire de Praia, Francisco Carvalho.
Les bureaux de vote ont ouvert à 08h20 locales, certains avec un léger retard, tandis qu’environ 470 000 électeurs sont appelés aux urnes dans l’archipel et au sein de la diaspora cap-verdienne.
Les premiers résultats provisoires sont attendus dans la soirée.
Une bataille serrée entre les deux grands partis historiques
Au Cap-Vert, le système politique est parlementaire : le parti arrivé en tête des législatives désigne le chef du gouvernement, qui exerce l’essentiel du pouvoir exécutif.
Le président de la République, Jorge Carlos Fonseca, joue principalement un rôle institutionnel d’arbitre.
Cette année, aucun des deux grands partis historiques n’est clairement donné favori.
Trois autres formations politiques participent également au scrutin, organisé en un seul tour.
Un modèle démocratique confronté à des défis sociaux
Le Cap-Vert, archipel d’environ 550 000 habitants situé dans l’océan Atlantique à près de 600 kilomètres des côtes du Sénégal, est souvent présenté comme l’un des systèmes démocratiques les plus stables d’Afrique de l’Ouest.
Depuis les premières élections pluralistes organisées en 1991, le pays n’a connu ni violences électorales majeures ni contestations importantes des résultats.
Malgré cette stabilité institutionnelle, l’archipel reste confronté à plusieurs défis économiques et sociaux, parmi lesquels le chômage des jeunes, la pauvreté et les difficultés liées aux transports entre les différentes îles.
L’amélioration des liaisons aériennes et maritimes ainsi que l’accès à l’eau potable figurent parmi les principales attentes des électeurs à l’égard du futur gouvernement.
L’année électorale cap-verdienne doit se poursuivre en novembre avec l’élection présidentielle, lors de laquelle Jorge Carlos Fonseca briguera un nouveau mandat de cinq ans.










