Cap-Vert: ouverture des bureaux de vote pour des législatives à l’issue incertaine

La rédaction avec
13:4517/05/2026, Pazar
MAJ: 17/05/2026, Pazar
AFP
Les Cap-Verdiens ont commencé à voter pour renouveler les 72 sièges de l’Assemblée nationale lors d’élections législatives très disputées. Le Premier ministre sortant Ulisses Correia e Silva tente d’obtenir un troisième mandat face au PAICV dirigé par Francisco Carvalho.
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Les Cap-Verdiens ont commencé à voter pour renouveler les 72 sièges de l’Assemblée nationale lors d’élections législatives très disputées. Le Premier ministre sortant Ulisses Correia e Silva tente d’obtenir un troisième mandat face au PAICV dirigé par Francisco Carvalho.

Les électeurs du Cap-Vert ont commencé à voter dimanche pour renouveler les 72 sièges de l’Assemblée nationale lors d’élections législatives marquées par une compétition serrée entre les principaux partis politiques du pays.

Le scrutin oppose notamment le Premier ministre sortant Ulisses Correia e Silva, candidat à un troisième mandat, au Parti Africain pour l'indépendance du Cap-Vert dirigé depuis 2025 par le maire de Praia, Francisco Carvalho.

Les bureaux de vote ont ouvert à 08h20 locales, certains avec un léger retard, tandis qu’environ 470 000 électeurs sont appelés aux urnes dans l’archipel et au sein de la diaspora cap-verdienne.

Les premiers résultats provisoires sont attendus dans la soirée.

Une bataille serrée entre les deux grands partis historiques

Au Cap-Vert, le système politique est parlementaire : le parti arrivé en tête des législatives désigne le chef du gouvernement, qui exerce l’essentiel du pouvoir exécutif.

Le président de la République, Jorge Carlos Fonseca, joue principalement un rôle institutionnel d’arbitre.

Arrivé au pouvoir en 2016, Ulisses Correia e Silva avait remporté les élections législatives de 2021 avec son parti, le Mouvement pour la démocratie, obtenant 38 sièges au Parlement.

Cette année, aucun des deux grands partis historiques n’est clairement donné favori.

Trois autres formations politiques participent également au scrutin, organisé en un seul tour.

Un modèle démocratique confronté à des défis sociaux

Le Cap-Vert, archipel d’environ 550 000 habitants situé dans l’océan Atlantique à près de 600 kilomètres des côtes du Sénégal, est souvent présenté comme l’un des systèmes démocratiques les plus stables d’Afrique de l’Ouest.

Depuis les premières élections pluralistes organisées en 1991, le pays n’a connu ni violences électorales majeures ni contestations importantes des résultats.

Le pays a également expérimenté plusieurs périodes de cohabitation entre un président et un gouvernement issus de camps politiques opposés, notamment entre 2011 et 2016 puis entre 2021 et 2026.

Malgré cette stabilité institutionnelle, l’archipel reste confronté à plusieurs défis économiques et sociaux, parmi lesquels le chômage des jeunes, la pauvreté et les difficultés liées aux transports entre les différentes îles.

L’amélioration des liaisons aériennes et maritimes ainsi que l’accès à l’eau potable figurent parmi les principales attentes des électeurs à l’égard du futur gouvernement.

L’année électorale cap-verdienne doit se poursuivre en novembre avec l’élection présidentielle, lors de laquelle Jorge Carlos Fonseca briguera un nouveau mandat de cinq ans.

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