
Une photo publiée le 9 mai 2026 sur la page Facebook de la présidence algérienne montre l'ambassadeur de France en Algérie, Stefan Romatie (à gauche), assis aux côtés de la secrétaire d'État chargée des Anciens combattants, Alice Rufo, alors que celle-ci s'entretient avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune, à Alger.
La ministre déléguée française chargée des Armées, Alice Rufo, a affirmé lundi que la France et l’Algérie avaient engagé une reprise du dialogue dans plusieurs domaines, notamment sécuritaire, judiciaire et diplomatique, dans un contexte de réchauffement progressif des relations bilatérales.
Invitée des "4 Vérités" sur France 2, Alice Rufo est revenue sur le déplacement du ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, attendu ce lundi à Alger pour évoquer la coopération judiciaire ainsi que le cas du journaliste français Christophe Gleizes, détenu en Algérie.
"Il n’y a pas de préalables, de préconditions"
, a déclaré la ministre, estimant qu’
"une nouvelle méthode"
avait été engagée après plusieurs années de tensions entre Paris et Alger.
Elle a rappelé que cette dynamique avait été amorcée après plusieurs visites officielles françaises, dont celles du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez et la sienne à Alger.
Selon Alice Rufo, la coopération sécuritaire
"sous tous ses angles (renseignement, défense, mais aussi intérieur et judiciaire) doit reprendre"
, soulignant qu’elle relève
"de l’intérêt commun"
des deux pays.
"Aucune action offensive"
"Aucune action offensive"
La ministre a également évoqué ses échanges avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune, affirmant constater
"une reprise du dialogue assez intense"
entre les deux capitales.
Les relations franco-algériennes avaient traversé une crise majeure après le soutien apporté par Paris, à l’été 2024, au plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental, provoquant le rappel de l’ambassadeur algérien en France.
Interrogée par ailleurs sur le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle en mer Rouge, Alice Rufo a refusé de communiquer sa position exacte, invoquant
"des raisons de sécurité et de signalement stratégique essentielles"
. Elle a assuré que le groupe aéronaval français ne participait à
"aucune action offensive"
dans la région.
La ministre déléguée avait pourtant annoncé vendredi 15 que le porte-avions Charles-de-Gaulle et son escorte étaient arrivés
"sur zone"
au large de la péninsule arabique où ils sont prépositionnés en cas de déclenchement d'une mission
"neutre"
pour rétablir la navigation dans le détroit d'Ormuz.
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