
Les œufs se font rares dans les rayons des supermarchés français en ce début d’année 2026.
Les livraisons vers les enseignes ont été fortement perturbées par les chutes de neige qui ont touché la quasi-totalité du territoire et par la tempête Goretti en Normandie. Ces intempéries ont ralenti le transport, aggravant une situation déjà tendue sur le plan de la production.
L’an dernier, 15,4 milliards d’œufs ont été produits en France. Un volume important, mais insuffisant face à une consommation en forte progression. La tension sur la filière est observée depuis le début de l’année 2025 et s’est accentuée à l’automne, bien avant les récentes perturbations climatiques.
Cette pénurie met aussi en lumière les limites d’un modèle logistique centralisé, très dépendant de la fluidité du transport routier. Les grandes surfaces, qui concentrent l’essentiel de la distribution, peinent à absorber ces à-coups.
À la marge, certains circuits alternatifs comme les Association pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP), les marchés ou la vente directe à la ferme permettent encore de se procurer des œufs. Mais ces solutions, limitées en volume et souvent locales, ne peuvent compenser à elles seules les tensions généralisées dans les grandes enseignes.










