Procès Marine Le Pen en France: fin des débats, réquisitions et plaidoiries à partir de mardi

La rédaction avec
19:202/02/2026, lundi
AFP
Croquis du 20 janvier 2026 montrant Marine Le Pen comparant devant le tribunal de Paris lors de son procès en appel pour détournement de fonds européens dans l’affaire des faux emplois au Parlement.
Crédit Photo : Benoit PEYRUCQ / AFP
Croquis du 20 janvier 2026 montrant Marine Le Pen comparant devant le tribunal de Paris lors de son procès en appel pour détournement de fonds européens dans l’affaire des faux emplois au Parlement.

Les débats sur le fond se sont achevés lundi après-midi au procès en appel du Rassemblement national (RN) avec l'examen des situations personnelles de chaque mis en cause, dont la cheffe de file de l'extrême droite française Marine Le Pen, avant des réquisitions attendues mardi après-midi.

Dans leur décision de première instance, le 31 mars, les juges du tribunal correctionnel de Paris avaient condamné Mme Le Pen à cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate, l'empêchant à date de concourir lors de la présidentielle de 2027.

Seule une peine d'inéligibilité de deux années maximum - et une absence de condamnation à de l'emprisonnement ferme, même aménagé - permettrait à Marine Le Pen de se présenter au premier tour, prévu pour avril 2027.

Les avocats du Parlement européen, qui s'est constitué partie civile, doivent eux plaider dès mardi matin.

Ceux de la défense se succèderont à partir de mercredi jusqu'au 12 février, avant une mise en délibéré et un jugement qui doit être rendu
"à l'été"
, mais dont la date précise ne devrait être connue que la semaine prochaine.

Lors de ce onzième jour d'audience, qui s'est résumé à moins de deux heures, les douze prévenus ont tour à tour défilé à la barre pour exposer leur situation de famille, financière et patrimoniale.

L'exercice, classique lors des procès, doit permettre d'éclairer la cour d'appel de Paris si elle était amenée à prononcer des peines d'amende - et, en amont, les deux avocats généraux pour leurs réquisitions.

Ces dernières, annoncées durer près de six heures, devraient sauf surprise conclure à la culpabilité de détournement de fonds public.

Il est reproché au Rassemblement national (à l'époque appelé Front national), Marine Le Pen et dix autres cadres d'avoir, entre 2004 et 2016, embauché des assistants parlementaires pour leurs eurodéputés, rémunérés par le Parlement européen, mais dont l'activité n'était en fait qu'au seul bénéfice du parti.

Au cours des débats, les prévenus ont pu reconnaître des maladresses de contrat, mais contesté toute
"intention"
de frauder et encore davantage la mise en place de quelque
"système"
.

Les représentants de l'accusation auront ensuite à réclamer des peines et déterminer si, à leurs yeux, Marine Le Pen doit pouvoir se présenter à l'élection présidentielle de 2027.

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