Les démocrates du Sénat américain s’emploient à bloquer les droits de douane de Trump visant les alliés européens

La rédaction avec
18:5418/01/2026, Sunday
MAJ: 18/01/2026, Sunday
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Le chef de la minorité au Sénat américain Chuck Schumer (D-NY) (à droite), accompagné du sénateur Tim Kaine (D-VA), s'exprime sur l'adoption par le Sénat de la résolution sur les pouvoirs de guerre au Venezuela au Capitole américain, le 8 janvier 2026 à Washington, DC.
Crédit Photo : Kevin Dietsch / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Le chef de la minorité au Sénat américain Chuck Schumer (D-NY) (à droite), accompagné du sénateur Tim Kaine (D-VA), s'exprime sur l'adoption par le Sénat de la résolution sur les pouvoirs de guerre au Venezuela au Capitole américain, le 8 janvier 2026 à Washington, DC.

Les démocrates du Sénat américain s’apprêtent à déposer un projet de loi visant à bloquer les droits de douane proposés par le président Donald Trump contre plusieurs pays européens, sur fond de tensions liées à une éventuelle acquisition du Groenland, a annoncé samedi le chef de la majorité démocrate, Chuck Schumer.

"Les droits de douane irresponsables de Donald Trump ont déjà fait grimper les prix et nui à notre économie, et voilà qu’il aggrave encore la situation. Il est incroyable qu’il veuille persister dans cette absurdité en imposant des taxes à nos alliés les plus proches pour sa quête chimérique visant à s’emparer du Groenland",
a-t-il déclaré dans un communiqué.
Chuck Schumer a souligné que les démocrates se préparaient à bloquer ces mesures par la voie législative avant qu’elles ne causent des
"dommages supplémentaires"
à l’économie américaine et aux partenaires européens.

Donald Trump a affirmé qu’il imposerait une taxe de 10% sur les importations en provenance de pays membres de l’OTAN notamment le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande en raison de leur présence militaire au Groenland.

Selon le président américain, ces droits de douane pourraient être relevés à 25% dès le mois de juin si les États-Unis ne parviennent pas à acheter ce territoire autonome, estimant qu’un contrôle américain est nécessaire pour prévenir d’éventuelles menaces émanant de la Chine et de la Russie.

Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont vivement critiqué ces menaces. Emmanuel Macron a averti que l’Europe réagirait de manière
"unie et coordonnée"
si ces mesures venaient à être mises en œuvre.
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