Japon: retard du redémarrage de la centrale Kashiwazaki

15:3619/01/2026, Pazartesi
AFP
Un dysfonctionnement technique retarde le redémarrage de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, enjeu clé de la politique énergétique japonaise.
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Un dysfonctionnement technique retarde le redémarrage de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, enjeu clé de la politique énergétique japonaise.

Un dysfonctionnement technique a retardé le redémarrage, initialement attendu mardi, de la plus grande centrale nucléaire du monde, située au Japon, a indiqué lundi la compagnie d’électricité qui l’exploite, confirmant des informations de presse.

Tokyo Electric Power (Tepco) a annoncé qu’il lui faudra un ou deux jours supplémentaires pour vérifier les équipements de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, dont la remise en service était, selon les médias, prévue mardi.

La centrale avait été mise hors service lorsque le Japon a fermé l’ensemble de ses réacteurs nucléaires après le triple désastre — séisme, tsunami et catastrophe nucléaire — de Fukushima en mars 2011, alors que la population exprimait son inquiétude face à cette source d’énergie.


Mais le pays, pauvre en ressources, cherche à réduire sa dépendance aux combustibles fossiles, à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 et à répondre à la demande croissante d’électricité liée à l’intelligence artificielle.

Au total, 14 réacteurs ont déjà été remis en service après un durcissement strict des normes de sécurité.


La centrale de Kashiwazaki-Kariwa, qui s’étend sur 400 hectares sur la côte de la mer du Japon, face à la péninsule coréenne, serait le premier redémarrage d’une centrale nucléaire par Tepco — également opérateur de Fukushima Daiichi — depuis la catastrophe de 2011.

L’assemblée départementale de Niigata avait approuvé ce redémarrage en décembre dernier, et l’ultime feu vert de l’Autorité nationale de régulation nucléaire a depuis été délivré, signe que le réacteur satisfait aux normes nationales.


Tepco, qui n’a jamais annoncé publiquement la date de remise en marche de la centrale, a décidé de vérifier à nouveau l’installation après avoir détecté samedi un problème technique lié à une alarme d’un réacteur, a déclaré lundi à la presse un porte-parole de l’entreprise, Isao Ito.

Le problème d’alarme a été résolu dimanche, a-t-il ajouté. Après les vérifications finales, Tepco expliquera aux autorités ce qu’il s’est passé et procédera au redémarrage de la centrale.


Le sujet reste cependant controversé, de nombreux habitants exprimant des inquiétudes persistantes sur la sûreté nucléaire. Environ 50 personnes ont ainsi manifesté lundi devant le siège de Tepco à Tokyo en scandant
"Non au redémarrage de Kashiwazaki-Kariwa!"
.

"Tepco n’évoque qu’un possible retard. Ce n’est pas suffisant"
, a déploré Takeshi Sakagami, président du Citizens' Nuclear Regulatory Watchdog Group, un collectif citoyen.

"Une enquête complète est nécessaire et, si une faille majeure est confirmée, le réacteur devrait être définitivement arrêté"
, a-t-il martelé.

La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a exprimé son soutien affirmé à l’utilisation de l’atome civil.

Le Japon est le cinquième émetteur mondial de dioxyde de carbone parmi les États pris individuellement et dépend fortement des combustibles fossiles importés.


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