Amira Zaiter condamnée à 15 mois de prison ferme après ses prises de position sur Gaza

La rédaction
23:3023/01/2026, vendredi
Yeni Şafak
Amira Zaiter, paye son engagement pour la Palestine.
Crédit Photo : AA /
Amira Zaiter, paye son engagement pour la Palestine.

Ce vendredi 23 janvier, Amira Zaiter, militante pro palestinienne, a été condamnée par la justice française à 15 mois de prison ferme avec maintien en détention.

La décision s’accompagne de plusieurs sanctions complémentaires. Le tribunal a prononcé une amende de 6 000 euros, la condamnation au paiement de 8 200 euros à cinq parties civiles, une inscription au fichier S, ainsi qu’une inéligibilité de dix ans.

La procédure porte sur des prises de position publiques et des expressions diffusées dans le cadre des mobilisations en lien avec la situation à Gaza. Les faits reprochés ont été examinés par le tribunal correctionnel, qui a retenu des qualifications pénales conduisant à une peine d’emprisonnement ferme.


Une condamnation qui dépasse le seul cadre judiciaire


Au-delà de la décision rendue, cette condamnation interroge par sa sévérité et par l’empilement des sanctions prononcées. Prison ferme, maintien en détention, amende, exclusion politique prolongée et inscription dans un fichier de surveillance composent un dispositif rarement appliqué à une militante politique.

Pour ses soutiens, cette affaire ne peut être dissociée du contexte. Elle s’inscrit dans une période où les expressions de solidarité avec les Palestiniens font l’objet d’un contrôle judiciaire accru. La condamnation d’Amira Zaiter apparaît alors moins comme une simple réponse pénale que comme un signal politique.

En frappant aussi lourdement une militante engagée contre les massacres à Gaza, la justice contribue à installer un climat de dissuasion. L’objectif implicite semble clair : réduire au silence, intimider, décourager toute parole qui conteste la violence exercée contre la population palestinienne.

Cette affaire pose ainsi une question centrale : jusqu’où peut aller la répression de l’expression politique lorsqu’elle concerne la Palestine ? Et à quel moment la justice cesse-t-elle de juger des faits pour discipliner un engagement ?


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