
L’ONU a alerté jeudi sur la forte instabilité sécuritaire en Syrie, marquée par la poursuite des affrontements et l’aggravation de la crise humanitaire.
Devant le Conseil de sécurité, le secrétaire général adjoint Khaled Khiari a indiqué que les discussions entre le gouvernement syrien et les Forces démocratiques syriennes (FDS) n’ont pas permis de progrès, malgré un nouvel échange tenu le 4 janvier dans le cadre de l’accord du 10 mars 2025.
Il a rappelé qu’un cessez-le-feu et un accord d’intégration, annoncés le 18 janvier avec la médiation de partenaires internationaux, visaient à mettre fin aux combats dans le nord-est du pays. Toutefois, la situation sur le terrain demeure très tendue, avec des affrontements signalés notamment à Hasseké et autour de Kobané, où l’accès humanitaire reste difficile.
Khiari a souligné l’urgence de protéger les civils et de garantir un accès humanitaire sans entrave, tout en rappelant la fragilité persistante de la Syrie après quatorze années de conflit. Il a également mis en garde contre la menace continue de Daech et dénoncé les incursions israéliennes dans le sud du pays, appelant au respect de la souveraineté syrienne.
De son côté, Edem Wosornu, responsable à l’OCHA, a mis en avant l’ampleur des besoins humanitaires, aggravés par les combats, les conditions climatiques extrêmes et la contamination par des munitions non explosées. Elle a indiqué que seulement un quart des fonds nécessaires pour l’aide hivernale a été réuni, malgré le déblocage de 2,5 millions de dollars par le Fonds humanitaire pour la Syrie, et a appelé à un soutien international accru pour venir en aide à la population syrienne.









