
Le projet de proposition de loi criminalisant le colonialisme français en Algérie (1830-1962) sera revu et corrigé. Adopté fin décembre dernier par l'Assemblée populaire nationale (APN), qui est à l'origine de l'initiative, le texte a suscité finalement de nombreuses réserves au niveau du Conseil de la Nation (Sénat), chambre haute du parlement algérien.
À la suite de cette décision, les dispositions rejetées seront soumises à la commission paritaire, composée de représentants des deux chambres du Parlement, pour réexaminer les dispositions et proposer une nouvelle formulation.
Tensions diplomatiques
L'examen de ce projet, rappelons-le, intervient dans un contexte marqué par une rupture prolongée des relations entre l’Algérie et la France. Les rapports entre les deux pays sont, depuis l'accession de l’Algérie à son indépendance, sont minés par le contentieux historique.
Alger réclame toujours la reconnaissance par la France officielle des crimes commis par l'armée coloniale française et la restitution des biens culturels appartenant aux Algériens.
En 2022, les présidents algérien et français, Abdelmadjid Tebboune et Emmanuel Macron, avaient décidé de confier la question de la mémoire à une commission mixte d'historiens. Cette dernière avait entamé sa mission en faisant plusieurs recommandations, avant qu'elle suspende son travail en raison de la crise diplomatique qui dure depuis l'été 2024.











