
Le gouvernement australien a annoncé dimanche débloquer l’investissement initial pour la construction d’un nouveau chantier de sous-marins à propulsion nucléaire, dans le cadre de l’alliance AUKUS.
Ce pacte avait été signé par États-Unis en 2021 avec le Royaume-Uni et l’Australie, avec pour objectif de juguler l’influence de la Chine dans le Pacifique, entraînant l’annulation d’un méga-contrat entre Canberra et la France.
Dans un premier temps, l’accord prévoit la fourniture à l’Australie, à partir de 2032, de trois à cinq sous-marins américains à propulsion nucléaire de classe Virginia-class submarine. Puis, à partir de 2040, la co-construction par le Royaume-Uni et l’Australie d’une nouvelle classe de sous-marins furtifs à propulsion nucléaire.
Selon le ministre de la Défense Richard Marles, le nouveau chantier naval, qui doit être construit à Osborne, près d’Adélaïde, sera un élément clé du programme.
Les premiers seront assemblés en Grande-Bretagne, tandis que les suivants le seront à Adélaïde, dans le sud de l’Australie.
Soutien américain
L’acquisition de nouveaux sous-marins est au cœur du projet de Canberra d’augmenter ses capacités de frappe à longue distance dans le Pacifique, où la Chine renforce son influence.
Un temps mis en doute par l’administration Donald Trump, alors que les chantiers navals aux États-Unis peinent déjà à fournir la marine américaine, l’engagement de Washington envers l’alliance AUKUS, conclue sous Joe Biden, avait finalement été confirmé en décembre.
L’annonce de ce pacte en 2021 avait été vécue à Paris comme un coup de poignard dans le dos, car il avait vu Canberra annuler brutalement un mégacontrat avec la France pour des sous-marins conventionnels.
Signé en 2016, celui-ci portait sur la construction de 12 sous-marins conventionnels français qui auraient été construits en Australie, à Adélaïde.
Le contrat annulé aux dépens du français Naval Group aurait coûté quatre fois moins cher.









