
Trois hommes, soupçonnés d’avoir voulu braquer le dirigeant de la filiale française de Binance, acteur mondial du secteur des cryptomonnaies, ont été mis en examen dimanche à Paris après leur interpellation jeudi à Lyon, a indiqué une source judiciaire.
Les suspects, nés en 2004, 2005 et 2007, sont poursuivis pour séquestration en bande organisée, vol et extorsion en bande organisée, ainsi que pour association de malfaiteurs en vue de commettre un crime en bande organisée. Deux ont été placés en détention provisoire, tandis que le troisième a sollicité un débat différé devant le juge des libertés et de la détention.
Agression sur une femme
Cette affaire intervient quelques jours après la mise en examen à Paris de six suspects, dont un mineur, soupçonnés d’être impliqués dans l’enlèvement et la séquestration d’une magistrate grenobloise, dont le compagnon est associé dans une start-up liée aux cryptomonnaies, selon le procureur de Lyon.
Une recrudescence des violences liées aux cryptomonnaies depuis début 2025
La série d’attaques visant des acteurs ou des proches du secteur des cryptomonnaies s’est intensifiée en France depuis début 2025, parallèlement à la popularité croissante de ces actifs numériques.
En janvier 2025, le cofondateur de la société Ledger, spécialisée dans les portefeuilles de cryptomonnaies, David Balland, et sa compagne avaient été enlevés avant d’être libérés. En mai 2025, 25 personnes avaient été mises en examen dans plusieurs dossiers d’enlèvements liés aux cryptomonnaies, dont 18 placées en détention provisoire. Les personnes poursuivies étaient majoritairement âgées de 16 à 23 ans, parmi lesquelles six mineurs.
Début janvier 2026, six nouvelles attaques ont été recensées en l’espace de deux semaines, selon plusieurs sources judiciaires, confirmant la recrudescence de faits violents ciblant des détenteurs ou acteurs du secteur des cryptomonnaies.











