
La coalition dirigée par l’Arabie saoudite, qui soutient le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, a annoncé mercredi à l’aube avoir mené des frappes dans le gouvernorat d’Al-Dhale, dans le sud du Yémen.
Elle accuse le chef du Conseil de transition du Sud (CTS), Aidarous al-Zubaidi, de ne pas avoir embarqué sur un vol prévu à destination de l’Arabie saoudite.
Dans un communiqué, le porte-parole de la coalition, le général de division Turki al-Malki, a indiqué que les frappes, menées vers 4 heures du matin, constituaient une opération préventive et limitée, coordonnée avec le gouvernement légitime et les Forces du bouclier national.
D’après la coalition, Aidarous al-Zubaidi avait reçu dimanche l’ordre de se rendre en Arabie saoudite dans un délai de 48 heures afin de rencontrer le président du Conseil de direction présidentielle, Rachad al-Alimi, ainsi que des responsables de la coalition, pour discuter des attaques attribuées à des forces affiliées au CTS dans les gouvernorats de Hadhramout et d’Al-Mahrah.
Bien qu’al-Zubaidi ait ensuite indiqué qu’il participerait aux discussions mardi, il n’a finalement pas embarqué sur un vol de la compagnie Yemenia Airways au départ d’Aden, celui-ci ayant été retardé de plusieurs heures.
Le général al-Malki a ajouté que, durant ce laps de temps, des informations avaient fait état de la mobilisation par al-Zubaidi d’importantes forces militaires, comprenant des véhicules blindés et de combat, ainsi que des armes lourdes et légères et des munitions.









