L’Iran se dit "pleinement préparé" à la guerre, tout en privilégiant le dialogue face aux menaces américaines

La rédaction avec
17:5027/01/2026, Salı
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Un homme lit un journal dont le titre en persan annonce « L'Iran est prêt à riposter avec force » dans un kiosque à Téhéran, le 27 janvier 2026.
Crédit Photo : ATTA KENARE / AFP
Un homme lit un journal dont le titre en persan annonce « L'Iran est prêt à riposter avec force » dans un kiosque à Téhéran, le 27 janvier 2026.

L’Iran a déclaré mardi qu’il était "pleinement préparé" à toute éventualité militaire afin de défendre ses intérêts nationaux, tout en affirmant que le dialogue reste sa priorité pour résoudre les différends.

Lors d’une conférence de presse à Téhéran, la porte-parole du gouvernement, Fatemeh Mohajerani, a évoqué un climat de fortes tensions, affirmant que
"les tambours de la guerre résonnent dans la presse étrangère"
.

Elle a souligné que ce type de menaces n’est pas nouveau pour l’Iran, rappelant que le pays a déjà traversé des conflits complexes et prolongés.

Ces déclarations interviennent alors que les craintes d’une frappe américaine se renforcent en Iran, dans un contexte de tensions croissantes avec Washington à la suite des manifestations antigouvernementales.

L’entrée récente du porte-avions américain USS Abraham Lincoln et de plusieurs destroyers armés de missiles dans la région du Moyen-Orient a encore accentué cette inquiétude.

Les autorités américaines affirment que toutes les options, y compris militaires, restent envisageables face à Téhéran, alors que les États-Unis et Israël cherchent à modifier le système politique iranien. De leur côté, les responsables iraniens ont averti qu’une attaque américaine entraînerait une riposte "rapide et globale".

Mohajerani a rappelé que le président Massoud Pezeshkian avait exprimé sa compassion pour toutes les victimes des manifestations, évoquant plus de 3 000 morts. Elle a également dénoncé les violences ayant visé les forces de sécurité, soulignant que le pays n’est pas étranger à ce type d’épreuves.

La porte-parole s’est dite confiante dans la capacité de l’Iran à surmonter la crise actuelle par le dialogue avec la population et la reconnaissance des revendications légitimes. Elle a indiqué que le gouvernement a adopté une approche différente face aux protestations, en dialoguant avec les organisateurs de manifestations pacifiques et en limogeant des responsables universitaires accusés d’avoir adopté une ligne dure à l’encontre des étudiants.

Elle a précisé que les enquêtes sur les manifestations et les violences se poursuivent et que des rapports officiels seront publiés prochainement.

Concernant les restrictions sur l’accès à internet, Mohajerani a expliqué que les décisions liées aux menaces sécuritaires relèvent du Conseil suprême de la sécurité nationale. Elle a reconnu que les acteurs économiques disposent actuellement d’un accès limité au réseau et a indiqué que, bien que le président soutienne la levée des restrictions, les conseils de sécurité doivent, dans les circonstances actuelles, gérer les décisions relatives aux coupures de services.


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