
L’Iran a déclaré mardi qu’il était "pleinement préparé" à toute éventualité militaire afin de défendre ses intérêts nationaux, tout en affirmant que le dialogue reste sa priorité pour résoudre les différends.
Elle a souligné que ce type de menaces n’est pas nouveau pour l’Iran, rappelant que le pays a déjà traversé des conflits complexes et prolongés.
L’entrée récente du porte-avions américain USS Abraham Lincoln et de plusieurs destroyers armés de missiles dans la région du Moyen-Orient a encore accentué cette inquiétude.
Les autorités américaines affirment que toutes les options, y compris militaires, restent envisageables face à Téhéran, alors que les États-Unis et Israël cherchent à modifier le système politique iranien. De leur côté, les responsables iraniens ont averti qu’une attaque américaine entraînerait une riposte "rapide et globale".
Mohajerani a rappelé que le président Massoud Pezeshkian avait exprimé sa compassion pour toutes les victimes des manifestations, évoquant plus de 3 000 morts. Elle a également dénoncé les violences ayant visé les forces de sécurité, soulignant que le pays n’est pas étranger à ce type d’épreuves.
La porte-parole s’est dite confiante dans la capacité de l’Iran à surmonter la crise actuelle par le dialogue avec la population et la reconnaissance des revendications légitimes. Elle a indiqué que le gouvernement a adopté une approche différente face aux protestations, en dialoguant avec les organisateurs de manifestations pacifiques et en limogeant des responsables universitaires accusés d’avoir adopté une ligne dure à l’encontre des étudiants.
Elle a précisé que les enquêtes sur les manifestations et les violences se poursuivent et que des rapports officiels seront publiés prochainement.
Concernant les restrictions sur l’accès à internet, Mohajerani a expliqué que les décisions liées aux menaces sécuritaires relèvent du Conseil suprême de la sécurité nationale. Elle a reconnu que les acteurs économiques disposent actuellement d’un accès limité au réseau et a indiqué que, bien que le président soutienne la levée des restrictions, les conseils de sécurité doivent, dans les circonstances actuelles, gérer les décisions relatives aux coupures de services.









