
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré dimanche que les raisons avancées par les États-Unis pour se retirer de l’agence sanitaire des Nations unies sont "infondées", avertissant que cette décision rendrait le monde moins sûr.
De son côté, l’OMS a assuré maintenir sa position sur sa gestion de la pandémie de coronavirus, rejetant les accusations américaines selon lesquelles l’organisation aurait échoué et entravé le partage rapide et précis d’informations cruciales.
Les États-Unis ont officiellement finalisé leur retrait de l’OMS, mettant fin à près de 78 ans d’adhésion, ont annoncé des responsables américains.
Ce départ est entré en vigueur le 22 janvier, après le délai obligatoire d’un an prévu par les règles internationales.
Le président américain Donald Trump critique de longue date l’OMS, en particulier pendant et après la pandémie de Covid-19.
Il a notamment accusé l’organisation d’avoir mal géré les premières étapes de l’épidémie, d’être trop proche de la Chine, de relayer des informations inexactes provenant de Pékin et de politiser la crise en qualifiant de racistes les restrictions de voyage imposées par les États-Unis aux arrivées en provenance de Chine.
Trump a également dénoncé ce qu’il considère comme une charge financière injuste pour Washington, affirmant que les États-Unis payaient bien plus que d’autres pays, dont la Chine, sans recevoir en retour un traitement équitable.
Ainsi, lors de son second mandat, Trump a mis en œuvre ces critiques en retirant les États-Unis de l’OMS en 2025, mettant un terme à l’adhésion et au financement américains après près de huit décennies.









