
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé devant la Knesset, à son retour d’une visite aux États-Unis, qu’un "large terrain d’entente" le liait au président américain Donald Trump sur les dossiers majeurs, en dépit de divergences limitées sur certains points.
Il a assuré que les deux dirigeants restaient fermement opposés à toute reprise par l’Iran de ses programmes nucléaire et de missiles balistiques.
S’exprimant lors d’une séance plénière convoquée à l’initiative de l’opposition après le dépôt de quarante signatures, Netanyahu est revenu sur les résultats de son déplacement à Washington, l’état de ses relations avec Donald Trump, le cessez-le-feu à Gaza, la question iranienne ainsi que plusieurs enjeux politiques internes.
Rappelant qu’il s’agissait de sa sixième rencontre avec le président américain depuis le retour de ce dernier à la Maison-Blanche, Netanyahu a qualifié leurs relations de "solides", précisant qu’ils partageaient une vision commune sur les grandes orientations, malgré quelques désaccords secondaires.
Il a également indiqué que Donald Trump soutenait la position israélienne selon laquelle toute trêve à Gaza devait être subordonnée au désarmement du Hamas et à la restitution de la dépouille du dernier soldat israélien toujours retenu dans l’enclave.
Concernant l’Iran, le Premier ministre a déclaré être en parfaite convergence avec Washington, affirmant que Téhéran ne serait pas autorisé à relancer ses programmes nucléaire et balistique. Il a ajouté que l’Iran devrait transférer son uranium enrichi hors du pays, un processus qui, selon lui, ferait l’objet d’une surveillance étroite.
"Israël soutient l’initiative américaine au Venezuela"
Le discours du Premier ministre a été ponctué à plusieurs reprises par des interruptions de l’opposition.
En réponse, Netanyahu a affirmé que la décision la plus déterminante de son gouvernement avait été l’opération militaire menée contre l’Iran en juin 2025, qu’il a décrite comme une "bataille existentielle", rejetant les critiques comme dénuées de fondement.
Il a ensuite défendu le projet de loi relatif à l’exemption du service militaire accordée aux hommes ultra-orthodoxes, soutenant que le texte offrirait une solution durable et permettrait l’enrôlement progressif de 23 000 haredim sur une période d’environ quatre ans.
L’opposition critique vivement Netanyahu
À son tour, le chef de l’opposition et ancien Premier ministre Yaïr Lapid a dénoncé l’exemption du service militaire accordée aux haredim, estimant qu’elle constituait une offense aux familles des soldats israéliens tombés au combat.
Il a également affirmé que la sécurité du pays s’était "gravement détériorée" sous le gouvernement actuel.
Lapid a soutenu qu’Israël avait connu une gouvernance plus stable sous son mandat et que la sécurité y était mieux assurée, avant de rappeler l’échéance électorale à venir. En l’absence d’élections anticipées, le prochain scrutin est prévu pour octobre 2026.









