
L'administration américaine de Donald Trump envisage de révoquer le statut de résident permanent de l'analyste politique Trita Parsi en raison de ses positions sur la guerre contre l'Iran, selon un rapport publié mercredi.
La menace administrative
Selon un rapport publié mercredi par le site d'information The Free Press, le département d'État américain a ouvert une enquête administrative visant Trita Parsi, un analyste politique irano-suédois âgé de 51 ans.
Né en Iran et ayant grandi en Suède, ce spécialiste des relations internationales vit aux États-Unis depuis plus de vingt-cinq ans en tant que titulaire d'une carte de résident permanent, un statut qui lui permettait jusqu'à présent de résider légalement sur le territoire américain tout en dirigeant le Quincy Institute for Responsible Statecraft, un groupe de réflexion basé à Washington prônant une politique étrangère plus restraint.
Toute personne cherchant à affaiblir les États-Unis fait l'objet d'un examen approfondi.
Préparatifs juridiques et mobilisation institutionnelle
Par ailleurs, le rapport révèle que les autorités américaines auraient déjà engagé des procédures d'expulsion contre plusieurs détenteurs de cartes de résident permanent qu'elles estiment avoir manifesté de la sympathie envers l'Iran ou soutenu ses positions.
De plus, la directrice générale du Quincy Institute, Lora Lumpe, a informé début avril les employés et les donateurs de l'organisation que le président du conseil d'administration avait accepté de financer intégralement les préparatifs juridiques nécessaires pour défendre l'analyste contre toute tentative d'expulsion.
Selon une note interne consultée par le média, l'institut recrute actuellement un avocat spécialisé en immigration, lequel aurait recommandé de préparer immédiatement un recours en habeas corpus afin d'être prêt si Parsi venait à être placé en détention par les autorités migratoires sans préavis.
Contexte de la guerre États-Unis-Iran
Ce rapport intervient dans un contexte de tensions militaires aiguës entre Washington et Téhéran, alors que les États-Unis ont mené de nouvelles frappes contre l'Iran au cours des dernières heures.
Cette escalade fait suite à l'annonce par Téhéran d'avoir abattu plus tôt cette semaine un hélicoptère Apache de l'armée américaine au-dessus du détroit d'Ormuz, un passage stratégique désormais fermé par les autorités iraniennes.
Téhéran a riposté en visant Israël ainsi que des alliés des États-Unis dans le Golfe persique, tandis que le Pakistan poursuit ses efforts de médiation visant à transformer un cessez-le-feu fragile, entré en vigueur le 8 avril, en un accord de paix plus large et durable après plusieurs mois de conflit déclenché le 28 février par des frappes américano-israéliennes massives.
En outre, les discussions ultérieures menées à Islamabad entre les parties n'ont pas permis d'aboutir à un accord définitif à ce stade, bien que les diplomates pakistanais continuent de travailler pour consolider la trêve actuelle.











