
L'avocat des parents de Lyhanna, François Roujou de Boubée, a dénoncé à Fleurance le manque de moyens accordés à la justice française, qu'il considère comme un facteur central dans les défaillances relevées dans cette affaire. Réagissant à l'annonce de Gérald Darmanin visant l'examen de 70.000 plaintes impliquant des mineurs d'ici au 14 juillet, il a qualifié cette mesure de "poudre de perlimpinpin". L'avocat estime que la protection de l'enfance passe avant tout par un renforcement durable des moyens humains et matériels de la justice.
L'avocat des parents de Lyhanna, François Roujou de Boubée, a dénoncé jeudi à Fleurance les difficultés structurelles de la justice française, estimant que le manque de moyens constitue l'un des principaux facteurs ayant conduit aux défaillances relevées dans l'affaire de la fillette de 11 ans retrouvée morte dans le Gers.
Ses propos interviennent après l'annonce du garde des Sceaux, Gérald Darmanin, qui a demandé un examen en urgence de 70.000 plaintes impliquant des mineurs d'ici au 14 juillet, dans un contexte de fortes interrogations sur le suivi judiciaire de plusieurs affaires concernant des enfants.
L'objectif de Gérald Darmanin irréaliste
L'avocat a vivement critiqué cette initiative gouvernementale, estimant qu'elle ne répond pas aux difficultés de fond rencontrées par les magistrats et les services judiciaires.
Selon lui, traiter 70.000 plaintes en quelques semaines relève de l'impossible sans compromettre la qualité du travail judiciaire.
L'affaire Lyhanna relance le débat sur les moyens de la justice
S'exprimant au nom des parents de Lyhanna, l'avocat a estimé au contraire que les ressources allouées à la justice constituent un élément central pour comprendre les dysfonctionnements dénoncés.
L'affaire Lyhanna continue de susciter une vive émotion en France et alimente les débats sur la protection de l'enfance, le traitement des signalements sensibles et les moyens accordés à l'institution judiciaire.










