Mustafa Cakici annonce des plaintes pour diffamation contre Mediapart et StreetPress

La rédaction
11:2224/02/2026, mardi
Yeni Şafak
Le militant pro-palestinien Mustafa Cakici aux côtés de Rima Hassan, le 8 octobre 2025. Mustafa Cakici annonce avoir porté plainte contre Mediapart et StreetPress pour diffamation.
Crédit Photo : Dimitar DILKOFF / AFP
Le militant pro-palestinien Mustafa Cakici aux côtés de Rima Hassan, le 8 octobre 2025. Mustafa Cakici annonce avoir porté plainte contre Mediapart et StreetPress pour diffamation.

Le militant pro-Palestinien Mustafa Cakici a annoncé le dépôt de deux plaintes pénales pour diffamation publique contre Mediapart et StreetPress. Il conteste des publications d’octobre 2025 qu’il juge inexactes et attentatoires à son honneur. Après avoir exercé ses droits de réponse, il a saisi la justice. Il réfute notamment toute accusation d’antisémitisme, d’homophobie ou d’adhésion à des idéologies extrémistes. L’affaire est désormais entre les mains de l’autorité judiciaire, qui devra apprécier les faits au regard de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

Mustafa Cakici
a annoncé le dépôt de deux plaintes pénales pour
"diffamation publique"
contre les médias en ligne
Mediapart
et
StreetPress
.

Dans un communiqué rendu public, il dénonce des
"accusations infondées, inexactes et diffamatoires au sens de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse"
, publiées en octobre 2025. Selon lui, ces articles reposeraient sur une
"présentation partiale et déformée des faits"
et porteraient
"une atteinte grave à mon honneur, à ma considération et à ma réputation".

Des droits de réponse déjà publiés


Mustafa Cakici affirme avoir exercé ses droits de réponse auprès des deux rédactions concernées. Ces réponses ont été publiées, notamment par Mediapart, afin de
"rectifier les inexactitudes diffusées et de rétablir les éléments objectifs indispensables à la compréhension des faits".

Il estime toutefois que ces démarches ne suffisent pas à réparer le préjudice subi. Deux plaintes pénales distinctes ont donc été déposées pour diffamation publique. Les dossiers sont désormais entre les mains de l’autorité judiciaire compétente.


Dans son communiqué, il précise qu’il s’abstiendra de tout commentaire susceptible
"d’interférer avec l’instruction ou l’appréciation souveraine des juridictions saisies"
. Il rappelle également que
"la liberté de la presse, principe fondamental dans un État de droit, ne saurait en aucun cas justifier la diffusion d’allégations diffamatoires".

Contestation des accusations


Dans ses droits de réponse,
Mustafa Cakici conteste plusieurs points
soulevés par les articles publiés.

Il reproche d’abord aux médias de s’être appuyés sur des contenus anciens, datant de 2014 et 2015, sans contextualisation. Il affirme avoir toujours distingué
"les individus, quelle que soit leur confession ou leur origine"
de ses critiques politiques visant le gouvernement israélien, qu’il qualifie d’
"extrême droite"
. Il réfute catégoriquement toute imputation d’antisémitisme.

Concernant des publications relatives à l’homosexualité, il indique qu’elles relevaient d’un
"questionnement intellectuel autour de conceptions familiales nouvelles"
et non d’une volonté de stigmatisation. Il souligne travailler
"depuis de nombreuses années"
avec des personnes issues de la communauté LGBT dans le cadre de son engagement en faveur du peuple palestinien.

Sur le plan associatif, il conteste toute exclusion régulière d’une organisation à laquelle il appartenait. Selon lui, aucune décision n’aurait été valablement adoptée par l’ensemble du bureau conformément aux statuts.


Mustafa Cakici rejette également toute assimilation à des idéologies nationalistes ou d’extrême droite
, affirmant que ses positions s’inscrivent
"dans le respect des valeurs universelles, du vivre-ensemble et de la cohésion sociale".

Enfin, il précise que certaines publications évoquées concernaient le PKK, organisation inscrite sur la liste européenne des organisations terroristes, et non le peuple kurde dans son ensemble.


Une affaire désormais judiciaire


L’affaire entre désormais dans une phase judiciaire. Les juridictions compétentes devront déterminer si les éléments publiés par
Mediapart
et
StreetPress
constituent ou non une diffamation au regard de la loi de 1881.

Dans l’attente,
Mustafa Cakici
affirme se réserver
"l’intégralité de mes droits, actions et moyens, tant sur le plan pénal que civil"
, tout en réaffirmant condamner
"toute forme de discrimination, de haine et de racisme".

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