
À Paris, des milliers de manifestants se sont rassemblés pour les 78 ans de la Nakba à l’appel de collectifs pro-palestiniens. Présente dans le cortège, Mathilde Panot a dénoncé la "complicité" de la France dans le génocide à Gaza et réclamé des sanctions contre Israël. Le militant Elias d’Imzalène a également appelé à poursuivre la mobilisation en soutien au peuple palestinien. La manifestation, marquée par de nombreux drapeaux palestiniens et slogans de solidarité avec Gaza, s’est déroulée place de la République.
À l’occasion des 78 ans de la Nakba, des milliers de manifestants se sont rassemblés place de la République, à Paris, à l’appel d’Urgence Palestine et de plusieurs collectifs solidaires. Nouvelle Aube y a recueilli les propos de Mathilde Panot, présidente du groupe parlementaire La France insoumise, et du militant Elias d’Imzalène.
Sous un ciel parisien traversé de drapeaux palestiniens, le cortège s’est élancé samedi après-midi depuis la place de la République.
Au milieu des keffiehs, des banderoles et des chants scandés en arabe et en français, la foule a commémoré un événement qui, pour les manifestants, reste un processus toujours en cours.
Cette mobilisation s’inscrivait dans le cadre du 78e anniversaire de la Nakba, la "catastrophe" en arabe, qui désigne l’expulsion massive des Palestiniens de leurs terres en 1948.
Mathilde Panot: "La France doit prendre des sanctions"
Croisée dans le cortège, la députée du Val-de-Marne et cheffe de file des Insoumis à l’Assemblée nationale n’a pas mâché ses mots.
Revenant sur la portée de cette journée, Mathilde Panot a rappelé la dimension historique et actuelle de la Nakba.
Pour la députée, la mobilisation citoyenne répond à un impératif moral et politique: refuser la complicité.
Une dénonciation de la politique israélienne et du silence français
Mathilde Panot a également dénoncé un projet législatif israélien, qu’elle présente comme une nouvelle étape dans l’institutionnalisation de l’apartheid.
Face à cette situation, la présidente du groupe LFI a réitéré les exigences portées par son camp politique.
Elle a aussi dénoncé la répression des voix solidaires de la Palestine.
Elias d’Imzalène: "Nous sommes leur voix à Paris"
Présent dans le cortège, le militant Elias d’Imzalène a livré à Nouvelle Aube un message empreint d’émotion et de détermination.
Il a ensuite adressé un message aux Palestiniens de Gaza.
Une mobilisation pro-Palestine qui se poursuit en France
Au-delà des prises de parole, la manifestation parisienne témoigne d’un mouvement de solidarité qui ne faiblit pas.
Familles, étudiants, syndicalistes, élus de gauche et collectifs musulmans ont marché côte à côte dans un même refus de l’indifférence.
Alors que le génocide se poursuit à Gaza et que la colonisation s’accélère en Cisjordanie, les voix mobilisées en France portent une exigence claire: faire respecter le droit international et mettre fin à la complicité des États occidentaux.









