
L’Inspection générale de la justice (IGJ) a reconnu ce jeudi "une accumulation de défaillances" des services de l’État dans la prise en charge d’Inès Mecellem, tuée le 8 septembre 2025 à Poitiers par son ex-compagnon, alors qu’elle avait déposé plusieurs plaintes contre lui.
Âgée de 25 ans, Inès Mecellem avait été retrouvée poignardée à son domicile. Deux jours avant sa mort, elle avait activé le téléphone grave danger (TGD) dont elle était dotée, se disant traquée par son ex-compagnon. Interpellé, celui-ci avait ensuite été relâché. Le principal suspect est toujours recherché pour assassinat.
Plainte pour non-assistance en danger
Selon des informations transmises à la justice, l’enquête administrative de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) évoque des dysfonctionnements liés à l’organisation du commissariat durant l’été, des problèmes d’effectifs et un enchaînement de décisions ayant conduit à ce que le dossier ne soit pas traité en priorité. Le directeur général de la police nationale devra décider d’éventuelles suites disciplinaires.
167 féminicides recensés en France en 2025
Selon les associations féministes, 167 féminicides ont été recensés en France en 2025. Les chiffres officiels font état de 107 féminicides conjugaux en 2024, en hausse sur un an.











