Lors du sommet des ministres des Affaires étrangères du G7 qui s'est tenu en France, une déclaration commune a été adoptée concernant la protection des infrastructures civiles et énergétiques, en raison des attaques menées par l'Iran dans la région. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré que des missions d'escorte pourraient être mises en place pour permettre la reprise du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz une fois les conflits au Moyen-Orient terminés, ajoutant : "La liberté et la sécurité de la navigation dans le détroit d'Ormuz doivent être rétablies de manière durable."
Les ministres des Affaires étrangères du G7 ont adopté vendredi 27 mars 2026 une déclaration commune appelant à la fin des attaques contre les populations et infrastructures civiles en Iran et dans ses zones d’influence.
Le communiqué souligne qu’
"aucune justification ne peut être invoquée pour cibler délibérément des civils dans des conflits armés, ni pour attaquer des installations diplomatiques"
et réaffirme la nécessité de rétablir
"de manière permanente la liberté de navigation gratuite et sûre dans le détroit d’Ormuz",
conformément à la résolution 2817 du Conseil de sécurité des Nations unies et au droit de la mer, selon le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères.
La France a indiqué avoir soutenu la mise en place d’une mission internationale de sécurisation du détroit d’Ormuz, dans le cadre d’une posture défensive et coordonnée avec les principaux pays concernés.
Cette déclaration fait suite à un premier communiqué publié le 21 mars 2026, dans lequel le G7 avait rappelé son soutien aux partenaires du Moyen-Orient face aux attaques de la République islamique d’Iran et de ses supplétifs. Les discussions d’Évian s’inscrivent dans le cadre des réunions régulières des ministres des Affaires étrangères du G7 et des concertations avec des pays partenaires, dont l’Arabie saoudite, pour coordonner la sécurité maritime et la réponse diplomatique.
Selon le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères,
"plus de 400 000 ressortissants français résidant ou de passage dans la région ont été pris en compte dans le cadre des mesures de sécurité et de rapatriement",
incluant
"la mobilisation de vols supplémentaires et le déploiement de moyens militaires en Méditerranée orientale".
La France a également indiqué que ses efforts diplomatiques et de médiation visent à contribuer à la désescalade et à la reprise rapide de la circulation maritime dans le golfe Persique.
Lors de la conférence de presse à Évian, Barrot, après avoir cité le soutien du président Macron et les consultations avec Marco Rubio, a affirmé que
"la France se mobilise pour garantir la sécurité de ses ressortissants, protéger la liberté de navigation et soutenir les efforts de médiation régionale, y compris avec le Pakistan, l’Égypte et la Türkiye".
Les ministres ont convenu de poursuivre les discussions et de tenir une réunion entre les ministres du G7 et ceux du Conseil de coopération des États arabes du Golfe (GCC).
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