
Organisation des Nations unies a indiqué lundi qu’Israël avait refusé ou entravé près de la moitié des mouvements d’aide humanitaire coordonnés à l’intérieur de la Bande de Gaza, malgré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu. Sur une période de six jours, un peu plus de la moitié seulement de ces opérations ont été pleinement autorisées.
S’appuyant sur les données du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a averti lors d’un point de presse que les opérations humanitaires continuaient de se heurter à d’importants obstacles.
Il a précisé que les cargaisons en provenance de Jordanie sont limitées à un itinéraire imposant plusieurs transbordements, tandis que celles venant d’Égypte via le point de passage de Kerem Shalom (Karem Abu Salem) affichent un taux élevé de refus.
À l’intérieur de Gaza, les déplacements humanitaires nécessitant une coordination avec les autorités israéliennes demeurent également problématiques. Sur près de 50 missions coordonnées entre le 6 et le 11 février, un peu plus de la moitié ont été entièrement facilitées.
Cinq ont été purement et simplement refusées, tandis que onze, bien qu’autorisées, ont subi d’importants retards ou d’autres entraves, dont deux qui n’ont pu être que partiellement menées à bien. Deux refus supplémentaires ont encore été enregistrés lundi.
Stéphane Dujarric a ajouté que les équipes de l’ONU sur le terrain poursuivent leurs discussions avec Israël afin de clarifier ces restrictions et d’obtenir leur levée.
Un accord de cessez-le-feu soutenu par les États-Unis est en vigueur à Gaza depuis le 10 octobre, mettant fin à deux années de guerre qui ont fait plus de 72 000 morts, en majorité des femmes et des enfants, et plus de 171 000 blessés depuis octobre 2023.
Toutefois, selon le ministère de la Santé de Gaza, les forces israéliennes auraient commis des centaines de violations depuis l’entrée en vigueur de l’accord, causant la mort de 603 Palestiniens et faisant 1 618 blessés supplémentaires.









