
Le Hamas a accusé mercredi l’émissaire spécial américain Steve Witkoff d’offrir une couverture politique au génocide israélien à Gaza en rejetant sur le mouvement palestinien la responsabilité de l’échec des négociations de cessez-le-feu.
Dans un communiqué publié sur Telegram, Izzat al-Rishq, membre du bureau politique du Hamas, a dénoncé les déclarations de Witkoff selon lesquelles le Hamas serait l’obstacle aux discussions sur une trêve. Selon lui, ces propos passent sous silence les entraves systématiques posées par Israël aux pourparlers.
Al-Rishq a estimé que l’émissaire américain ne faisait que reprendre le discours du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et de son gouvernement, relayant ainsi la narration israélienne. Il a rappelé que le Hamas avait accepté, le 18 août, une proposition de cessez-le-feu négociée par l’Égypte et le Qatar, alors qu’Israël l’avait ignorée pour préparer l’occupation de Gaza-Ville.
Le 8 août, le cabinet de sécurité israélien avait approuvé un plan visant à occuper Gaza-Ville, prévoyant le déplacement forcé d’environ un million de Palestiniens vers le sud, l’encerclement de la ville et son occupation après une vague d’attaques massives.
Depuis octobre 2023, Israël a tué près de 63 000 Palestiniens dans la bande de Gaza. Sa campagne militaire a ravagé l’enclave, aujourd’hui au bord de la famine.
En novembre, la Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre Netanyahu et son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Par ailleurs, Israël fait face à une procédure pour génocide devant la Cour internationale de Justice.